sécurité

« Drone » d’engin au-dessus de nos têtes

« Drone » d’engin au-dessus de nos têtes

Avec un moteur électrique silencieux, ce drone devient un déroutant outil d’observation et de surveillance.

Flying Eye

Dans la commune limbourgeoise de Genk, un drôle d’engin volant tient le trafic et la sécurité locale à l’œil.

Une première pour une police locale belge : débourser 36 000 € pour garder un œil d’en haut sur ce qui se passe en bas. Genk possède son drone FlyingCopter avec caméra infrarouge, appareil photo, GPS, altimètre, gyroscope…. Un engin d’un mètre d’envergure, équipé de huit mini-rotors mus électriquement et possédant une autonomie d’une demi-heure.

Capable d’envoyer des images en temps réel grâce à un système de transmission radio hautes fréquences, prête en 10 minutes, la machine peut aussi opérer de nuit tout en silence. Son châssis tout carbone absorbe les vibrations, pour un rendement vidéo optimisé. Le but avoué de la zone de police limbourgeoise n’est pas de surveiller les particuliers dans leur vie privée, ni d’opérer des rondes dans le ciel. Le drone permettra par exemple en cas d’accident, de se rendre rapidement bien compte de la situation, Ou de garder le contrôle de manifestations publiques importantes, comme des rencontres de football, des courses cyclistes et autres événements majeurs. Car le monitoring permet un retour vidéo instantané sur un écran couleur haute définition, au sol ou derrière des lunettes LCD.

Utilisé jusqu’à présent chez nous par les seules unités spéciales de la police, ce genre d’appareil se pilote aisément du sol grâce à sa télécommande. C’est le business des images et vidéos aériennes qui a propulsé ces modèles réduits dans les airs.

Flying eye

Utilisés fréquemment par les paparazzis ou plus sérieusement par les agents immobiliers soucieux de mettre en valeur du ciel les biens en vente, ces drones (faux bourdon en anglais) ont largement dépassé la sphère militaire. Le modèle acquis par Genk a été mis au point par deux frères. De jeunes Antibois fans de modélisme, de photographie et d’électronique. Leur société Flying Eye est aujourd’hui en plein essor.

« Nous livrons le système prêt à voler avec une formation théorique et pratique. Ces drones FlyingCopter ne nécessitent aucune aptitude particulière au pilotage. Ils sont stabilisés électroniquement à l’aide de capteurs », expliquent les deux concepteurs âgés respectivement de 23 et 30 ans. Ils sont fiers aujourd’hui de voir leur engin également utilisé par un expert judiciaire français du sud-ouest afin de lire du ciel les lignes de feu et rechercher les causes d’incendies de forêt. Grâce à la caméra thermique, l’expert identifie aisément les dégâts ou encore la propagation des fumées.¦

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