COMMERCE EN LIGNE

L’e-commerce a la cote en Belgique

L’e-commerce a la cote en Belgique

De plus en plus de Belges réalisent leurs achats par Internet.

Reporters/DPA

L’e-commerce a de plus en plus la cote en Belgique. De 2010 à 2011, le chiffre d’affaires total généré par les transactions en ligne a augmenté de 23,8 % pour atteindre le chiffre d’1,1 milliard d’euros.

« Depuis trois ans, on observe une croissance grandissante pour l’e-commerce en Belgique », explique Patricia Ceyssens, présidente de BeCommerce, la Fédération belge des sociétés actives dans la vente à distance,« et cette croissance devrait continuer en 2012 ».

Les secteurs les plus populaires sur la toile sont l’électronique (38%), l’habitat (36%), les vêtements (34%), les loisirs (34%) et l’hard & software (28%).

Facilité, rapidité, liberté

L’e-commerce offre une série d’avantages selon Patricia Ceyssens : « Avec ce système, il n’y a pas d’heure d’ouverture ni de fermeture des magasins, on est donc très libre. Les gens ne doivent pas se déplacer, ils ne doivent pas trouver de place de parking et ils ne perdent pas de temps à la caisse. » Liberté, facilité et rapidité semblent donc les premiers éléments poussant les consommateurs à se diriger vers l’e-commerce.

« On peut également souligner une offre quasiment infinie sur Internet, continue Patricie Ceyssens. On n’a pas les limites de stocks comme dans les magasins dits physiques. De plus, on observe beaucoup de promotions qui offrent aux acheteurs les prix les plus bas du marché. »

Une confiance croissante

Si l’e-commerce continue à observer une telle croissance, c’est également parce que les acheteurs lui font de plus en plus confiance. « Au début, les réticences portaient surtout sur la sécurité du mode de payement, explique Patricia Ceyssens. Aujourd’hui, cette sécurité est sans cesse améliorée. Nous proposons d’ailleurs, chez BeCommerce, un label dont la procédure d’accréditation est assez stricte pour en assurer la sécurité. »

« Cette confiance est également augmentée grâce au développement de grandes marques connues dans le commerce en ligne, poursuit Patricie Ceyssens. »

La fin des magasins physiques ? Non

Si le développement semble pousser une majorité des enseignes physiques à proposer des achats en ligne, cela ne signifie pas pour autant qu’elles sont amenées à disparaître. Les consommateurs aiment à garder un contact réel avec les produits qu’ils achètent et ceux qui les vendent. Mais les innovations continueront tout de même en matière de consommation et les habitudes des consommateurs avec.

Le m-commerce parce exemple, l’achat en ligne via des applications mobiles, encore marginal à l’heure actuelle, devrait connaître de beaux jours dans un avenir pas si lointain que ça. Déjà présent dans nos pays voisins, il permet par exemple de choisir ses achats via une vitrine physique et de les retrouver, le soir, sur le pas de sa porte.

Allier magasins physiques et payement par Internet pourrait-il alors être la clé de la nouvelle consommation ? L’avenir nous le dira.