Jeunesse

Succès croissant pour les foulards

Succès croissant pour les foulards

Scouts, guides, patros. Comment s’y retrouver ? Le port du foulard peut parfois être un signe trompeur.

Belga

Les mouvements de jeunesse reconnus par la FWB rencontrent un succès croissant. Scouts, guides, patros, il y a de quoi s’y perdre… Explications.

La fédération des Scouts se prépare à fêter en fanfare son centième anniversaire. À l’occasion d’un rassemblement nommé Start, 20 000 scouts investiront les rues de Namur le 21 avril prochain.

On ne parle bien ici que de la fédération des Scouts, il est vrai la plus grande de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec ses 55 000 membres. Mais d’autres jeunes « à foulards » investissent régulièrement nos rues. En ordre d’importance numérique, on retrouve les Guides Catholiques de Belgique (23 000 membres), les Patros (un peu plus de 20 000 membres), les Faucons rouges (6 552 membres) et les Scouts et Guides Pluralistes (un peu plus de 4 000 membres).

« Une recherche collective de sens et de valeurs »

Un point commun à ces organisations : l’engouement qu’elles suscitent, surtout depuis le début des années 2000. Elles attirent de plus en plus de jeunes. « Nous avons 14 % de membres en plus qu’il y a dix ans », précise Annick Hoornaert, de la fédération des Scouts.

Un constat partagé par les Faucons Rouges et les Patros. « Nous avions moins de membres dans les années 1980-1990. Je pense que c’était une période plus individualiste, avec une recherche de performance et de satisfaction immédiate. Aujourd’hui, il y a plutôt une recherche collective de sens et de valeurs », note Jean-Philippe Demarteau, secrétaire général de la Fédération Nationale des Patros.

Au-delà des signes distinctifs communs (foulard, uniforme), ces mouvements ont également leurs spécificités. « Les patros sont un mouvement plus rural qu’urbain, historiquement implanté dans les paroisses », explique Imane Bensalah (Patros). « Et nous avons un fonctionnement très familial, où toutes les tranches d’âges se retrouvent souvent ensemble, par exemple au camp. »

Du côté des scouts et des guides, on met plutôt l’accent sur la pédagogie par tranche d’âge. « Et sur la dimension internationale, le caractère mondial du mouvement et de ses principes », ajoute Annick Hoornaert (Les Scouts).

Ces cinq organisations sont les seules reconnues comme « mouvements de jeunesse » par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cela signifie, notamment, que la formation des animateurs organisée au sein de ces structures est reconnue par la FWB. Une autre organisation, les Scouts d’Europe, est présente chez nous, mais de manière plus anecdotique, et ne bénéficie pas de la même reconnaissance publique.

Mouvement ou service de jeunesse ?

Mais les « foulards » ne sont pas pour autant les seuls organismes à offrir une animation aux jeunes. D’autres organisations, reconnues par la FWB comme « services de jeunesse », organisent des camps et autres activités à destination des jeunes, et forment des jeunes qui obtiennent le même brevet d’animateur que leurs homologues à foulards.

Ce qui les différencie des « mouvements », c’est qu’elles ne supposent pas un engagement régulier de la part des enfants et adolescents qui prennent part aux activités. Dans les « mouvements », une certaine régularité est en effet de mise, avec des réunions hebdomadaires en plus des camps.

Quant au succès de ces services de jeunesse, aussi bien Jeunesse & Santé (Mutualité Chrétienne) que Latitude Jeunes (Mutualité Socialiste) n’ont noté ni augmentation, ni diminution notable de la participation ces dernières années.¦