Église : des criminologues estiment le nombre d’abus sexuels avoués à 500

Église : des criminologues estiment le nombre d’abus sexuels avoués à 500

Seminarian Jonathan Hoffmann, accompanied by altar boy Joseph Healy, kneels as he leads a Stations of the Cross service at the Cathedral of the Immaculate Conception on Good Friday, April, 2, 1010, in Portland, Maine. (AP Photo/Robert F. Bukaty) Associa Associated Press/Reporters

Des criminologues louvanistes ont estimé à 500 le nombre d’abus sexuels avoués en Belgique ces cinquante dernières années.

Les criminologues louvanistes Ivo Aertsen et Nele De Ranter ont estimé, dans la revue Panopticon, le nombre d’abus sexuels avoués en Belgique à quelque 500 pour la période courant de 1960 à 2010.

Ils se basent sur les données des Commissions Halsberghe et Adriaenssens, du procureur fédéral qui coordonne les poursuites, de l’association « Mensenrechten in de Kerk » (droits de l’homme au sein de l’Église), des évêchés, des ordres et des congrégations.

L’association « Mensenrechten in de Kerk » est celle qui a reçu le plus d’avis (470), suivie par la Commission Adriaenssens (424), le procureur fédéral (201) et les services CAW (171). Auprès des évêchés et congrégations, 172 dossiers ont été ouverts.

Le nombre de malfrats sur la totalité de ces 500 dossiers reste néanmoins inconnu, s’agissant principalement d’avis des victimes.

Plus de cas en Flandre

Le nombre de faits connaît une augmentation à partir des années 50 et connaît son apogée dans les années 60 et 70. Ensuite, l’on remarque une diminution à partir des années 80.

Le nombre d’abus semble par ailleurs trois fois plus important en Flandre qu’en Wallonie. Les faits se concentrent par ailleurs davantage dans les ordres et les congrégations.

Les chercheurs estiment que 70 % des cas ont fait l’objet d’une intervention policière ou judiciaire et qu’un cas sur trois a été condamné au pénal.

Les autorités ecclésiastiques ont ordonné, principalement en interne, des tâches limitées et des conditions spéciales (25 %), des mutations (15 %) ou une interdiction définitive d’exercer des activités pastorales (15 %).

Belga

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