CYCLISME

Alberto Contador : « C’était un vrai calvaire pour moi »

Alberto Contador : « C’était un vrai calvaire pour moi »

Contador a parlé de calvaire, au vu de la longueur des procédures. Mais à qui la faute ?

AFP

Alberto Contador a réagi hier après l’annonce de sa suspensionpar le TAS. Il a réaffirmé sa volonté de continuer à courir.

Ce dernier lundi, on l’a vu, il y avait bon nombre de témoignages à la suite de l’annonce de la suspension de deux ans de Contador. Bon nombre, éclairés ou pas… Sauf l’avis du principal intéressé, Alberto lui-même, reclus, ou presque, à son domicile de Pinto. La seule réaction était venue, lundi très tard, de son frère et agent, Fran : « Alberto ne va pas abandonner le cyclisme. » Malgré ce qu’il avait laissé entendre auparavant.

Hier, El Pistolero a donc organisé une conférence de presse, pour effectivement confirmer les propos de son frangin : «Je continue à courir », mais aussi pour entendre Bjarne Riis, son directeur sportif de chez Saxo-Bank, réaffirmer le soutien de la banque et des autres sponsors envers le coureur espagnol. « Je veux continuer à courir, a insisté hier Contador, visiblement affecté par la sanction du TAS, et de manière propre. Je sais que cette épreuve me rendra plus fort. »

Et il faut donc manifestement s’attendre à revoir El Pistolero sur un vélo, dès le 5 août prochain, date à laquelle il aura purgé sa peine.

« Le TAS n’a pas prouvéque je me suis dopé »

Au sujet de celle-ci, Contador a dit ne pas comprendre. « Mais je suis satisfait d’une seule chose dans cette histoire, a-t-il poursuivi. La décision du TAS ne prouve pas que je me suis dopé. J’aurais ingéré un supplément alimentaire sans le savoir. Et pour cela, j’écope d’une sanction et d’une amende énormes. Et on me retire mes victoires, après lesquelles je ne cours pas. Je veux juste que l’on conserve une bonne image de moi sur toutes les compétitions auxquelles j’ai participé. »

L’homme, meurtri, sans aucun doute convaincant auprès des médias de son pays, n’a pas hésité à continuer à tenter de démontrer son innocence, une tâche pour laquelle il disait avoir fait tout son possible au cours de ces longs mois de procédure.

«Je suis resté assis pendant cinq heures pour répondre à des questions comme un délinquant, disait encore Contador. Et je suis même passé au détecteur de mensonge. Si j’avais pu faire plus, je l’aurais fait. Et je ne souhaite à personne ce qu’il m’est arrivé. C’était un vrai calvaire pour moi. Pour les autres athlètes, pour les autres coureurs, pour le sport, il faut que ces procès se terminent plus vite. Cela fait un an et demi que tout cela a commencé, un an et demi à me demander comment j’ai pu en arriver là. »

D’accord avec lui, mais ne sont-ce pas ses avocats qui eurent le don de faire se prolonger la procédure ?

Quant à son avenir immédiat, Contador a affirmé avoir toujours cette grande envie de gagner « les plus grandes courses ».

«Je ne sais pas encore ce que sera mon programme après ma suspension, admettait-il.Il vient de s’écouler seulement un jour et demi (depuis l’annonce de la suspension). Il faut que j’organise mon avenir, mais cela ne dépend pas seulement de moi. Ce qui est sûr, c’est que je veux continuer à gagner les plus grandes courses. »