Politique

Le FN français interdit l’utilisation de son nom en Belgique, l’extrême-droite belge fait appel

La 7e chambre civile de la cour d’appel de Liège a examiné jeudi matin le dossier relatif au conflit qui oppose le FN français de Marine Le Pen à certaines formations politiques belges d’extrême droite qui entendent continuer à utiliser l’emblème, les initiales ou le nom du parti français. Une décision est attendue le 1er mars prochain.

Marine Le Pen, la présidente du Front national français, a interdit à tous ses partisans belges (4 partis FN étaient recensés en Belgique) d’utiliser le nom, les initiales et la flamme tricolore, emblème de son parti.

Le FN français a notamment introduit et gagné en première instance son action contre le «FN canal historique» conduit par le conseiller communal Salvatore Nicotra. Mais celui-ci estime que le logo belge du FN, qui avait été adapté par rapport à la version française, ne relève plus d’une marque déposée. Celle-ci avait été radiée et le FN français ne peut en être titulaire. Salvatore Nicotra estime donc que la procédure est téméraire et vexatoire et réclame un dédommagement de 10.000 euros au FN français.

Le FN français a rappelé que la volonté de Marine Le Pen est d’interdire aux gens d’utiliser son nom, celui de son père, le nom ou les initiales de son parti ainsi que son sigle pour faire tout ou n’importe quoi. Elle dénonce une assimilation voulue et organisée pour profiter des retombées des résultats enregistrés par le FN français et estime que ce fait lui est préjudiciable.