Des sans-abri logeront à l’hôtel

Priorité est donnée aux enfants et à leurs mamans.

Reporters

« Ce n’est pas grand-chose », prévient d’emblée Rodolphe Van Weyenbergh, Secrétaire général de la Brussels Hotels Association (BHA) qui regroupe les hôtels bruxellois. D’accord. Mais cette initiative du Samu Social de Bruxelles à laquelle les hôteliers ont embrayé réchauffe le cœur. Et le corps des quelques heureux qui en auront profité.

«Lundi, le Samu nous a concertés pour tenter de dégager quelques lits et chambres, explique Rodolphe Van Weyenbergh. Nous voulions nous concentrer d’abord sur les femmes et, surtout, les enfants. C’est une première pour nous et, vu l’urgence avec ces températures exceptionnellement froides, nous avons relayé la demande à nos membres. À eux désormais de proposer leurs services au Samu : les hôteliers traitent directement avec lui. »

Plusieurs hôtels ont déjà ouvert leurs chambres.

« Même si on ne sait pas encore chiffrer l’apport de notre côté. Je sais que 10 chambres ont été mises à disposition par un hôtel et qu’un autre en a proposé deux. Pour plusieurs nuits, ce qui est prépondérant cette semaine. Un troisième hôtel a également offert une centaine de couvertures. J’espère que la médiatisation de cette initiative va ouvrir d’autres portes. »

Par contre, les besoins en nourriture ne semblent pas une priorité. « Un hôtel a proposé de cuisiner de la soupe mais je pense que le Samu dispose déjà de moyens suffisants de ce côté-là. Il faut surtout se concentrer sur l’hébergement. Dans la capitale de l’Europe, les hôteliers pensent qu’il est fondamental de ne pas offrir l’image d’une ville qui laisse dormir des gens dans la rue. Je comprends qu’il puisse y avoir des réticences dans certains hôtels, c’est évident. Mais je crois aussi que nos membres souhaitent laisser parler leur sens de l’hospitalité : c’est leur métier ».¦