éoliennes

Feu vert pour le « train à voile »

Feu vert pour le « train à voile »

Le parc éolien de 25 éoliennes produira 50 MW pour « tracter » le train Liège-Bruxelles.

Reporters/Look at Science

Ça y est ! Le permis est accordé pour les 9 éoliennes wallonnes. C’est ce qui manquait encore pour rendre viable le projet de « train à voile » lancé il y a 4 ans. Gros dossier !

Le ministre wallon de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité Philippe Henry vient de donner son feu vert : le permis unique est accordé pour les 9 éoliennes à implanter le long de la ligne de chemin de fer à grande vitesse Liège-Bruxelles.

Au total, avec les 16 éoliennes qui doivent aussi surgir en Flandre, on arrive à un parc de 25 éoliennes. « Soit le plus grand parc éolien onshore (terrestre, NDLR) en Belgique », souligne le cabinet du ministre Écolo.

Quatre communes wallonnes

Sacré dossier que celui-ci… Le projet baptisé « Train à voile » est porté par Electrabel à 90 % et par Infrabel à 10 %, pour un investissement global de 83 millions €.

Du côté flamand, les autorisations sont arrivées à la mi-2011. « Le permis wallon permet de concrétiser le projet. Il est désormais viable », explique Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel. Sous réserve de recours, bien entendu.

« Ce qui est original, c’est que l’électricité verte est produite localement et sera directement injectée dans le réseau. Ce qui fait de nous des pionniers : on sera l’un des premiers gestionnaires d’infrastructures ferroviaires au monde à utiliser l’énergie verte de cette manière. On contribue à rendre le train encore plus propre. Et avec ce parc éolien, on satisfait à un peu plus de 2 % de nos besoins totaux en traction de tout le réseau belge », poursuit Frédéric Sacré.

Les communes concernées par les implantations sont Hannut, Orp-Jauche, Hélécine et Lincent pour la partie wallonne (Landen et Gingelom en Flandre). Les éoliennes vont longer la E40.

Si tout va bien, on pourrait voir un début de mise en service d’ici 2015.

+ Tous les détails dans L'Avenir de ce vendredi