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Les appels GSM au 101 sont localisés

Les appels GSM au 101 sont localisés

Près de trois quarts des appels au 101 viennent d’un GSM. Mais jusqu’il y a peu, il était impossible de les localiser…

Belga

Les 11 centres provinciaux du numéro 101 peuvent désormais localiser les appels GSM. Cette innovation permet une intervention plus rapide.

Depuis le 19 décembre, les 11 centres de dispatching des appels au numéro 101 (le numéro d’urgence de la police) sont équipés d’un nouveau système de localisation des appels GSM.

Auparavant, les opérateurs chargés du traitement des appels d’urgence n’avaient aucune indication permettant de localiser leur interlocuteur, lorsque celui-ci appelait à partir d’un GSM. Contrairement aux appels passés depuis un poste fixe, dont l’adresse précise est indiquée. Les opérateurs perdaient donc souvent de précieux instants à tenter de préciser le lieu d’appel.

Plus de 70 % des appels

« Ce nouveau système nous aide considérablement à localiser les appels. C’est d’autant plus important que plus de 50 % des appels au 101 (NDLR : plus de 70 %, à l’échelle du pays)sont passés à partir d’un GSM », explique Claude Jacquard, directeur du Centre d’Information et de Communication (CIC) de Mons, qui couvre la province de Hainaut. « Et parfois, la personne qui appelle n’est pas en mesure de dire où elle se trouve précisément. »

Une précision de 300 mètresà 3 kilomètres

Un voyageur de passage qui ne connaît pas bien la géographie du pays, le visiteur égaré d’une réserve naturelle, des gens arrêtés sur l’autoroute et qui confondent numéro de sortie et borne kilométrique… Autant d’exemples pour lesquels la localisation par GSM est bien utile.

« Ceci dit, on n’est pas non plus dans‘Les Experts’», note Claude Jacquard. « La précision de la localisation est variable, cela va de 3 ou 400 mètres en ville, à 3 kilomètres dans certaines zones forestières ».

Mais même approximative, la localisation peut se révéler déterminante. « L’opérateur voit apparaître un cercle sur une carte géographique, sur son écran. Il sait que la personne qui appelle se trouve dans ce cercle. L’opérateur voit par exemple quels bâtiments importants se trouvent dans la zone, et il peut alors demander des précisions à son interlocuteur ».

Ce nouveau système a été installé par la société Astrid, l’opérateur du réseau de radiocommunication utilisé par les services de secours et de sécurité en Belgique. Astrid a déjà annoncé que le système serait étendu par la suite aux centres qui reçoivent les appels 100 et 112.

Dans le respect de la vie privée

Mais pouvoir localiser un GSM, même approximativement, est-ce contradictoire avec le respect de la vie privée ? « Nous avons eu une réponse juridique à cette question », précise Claude Jacquard. « Quand une personne fait elle-même les démarches pour accéder à un service d’urgence, il est tout à fait normal qu’on ait des informations sur sa localisation. Nous servons à intervenir là où les gens ont besoin de nous, et on s’en tient à cette mission. On ne va pas aller coller des balises sous la voiture de n’importe qui… » ¦