Grèves : les réactions

Belga

Après les syndicats lundi, c’était au tour des instances patronales d’être reçues mardi matin au 16 rue de la Loi par le Premier ministre Elio Di Rupo. Chacun y va de son commentaire sur les actions de grève, spontanées et programmées, de cette semaine.

Les syndicats du rail ne sont pas satisfaits de la réponse du ministre Vincent Van Quickenborne à leurs interrogations relatives à sa réforme des pensions. Lundi soir, Vincent Van Quickenborne a affirmé qu’au terme de la réforme, le personnel roulant de la SNCB pourrait continuer à bénéficier d’une retraite anticipée à 55 ans. Les syndicats en doutent: «Comment serait-ce possible, avec des carrières de 40 ans?», s’est interrogé Luc Piens (CSC Transcom).

Lundi soir, les organisations syndicales étaient reparties du 16, rue de la Loi sans grand optimisme, estimant que leur marge de manoeuvre dans la réforme des pensions était fort limitée.

FEB: des actions «incompréhensibles»

De son côté, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) juge incompréhensibles les actions de grève de mardi et celles annoncées pour jeudi dans la fonction publique.

«Nous sommes toujours demandeurs de concertation sociale, mais des actions de grève ne feront pas avancer les choses», commentait mardi Rudi Thomaes, administrateur-délégué de la FEB.

M. Thomaes a encore déclaré avant cette rencontre qu’il fallait mettre l’accent sur la compétitivité et que c’était en travaillant sur ce point qu’on progresserait également en matière d’emploi.

Outre le mouvement de grève spontané déclenché mardi matin dans le secteur ferroviaire hennuyer, l’ensemble du personnel de la fonction publique doit débrayer jeudi. Un préavis de grève générale a en outre été déposé pour le 30 janvier.

Grève du 30 janvier « quasiment certaine »

La grève générale du 30 janvier prochain, dont la menace avait été brandie par les syndicats à la mi-décembre, est quasiment certaine, a affirmé mardi Erwin De Deyn, le président du SETCa.

Les syndicats protestent contre les plans d’assainissement du nouveau gouvernement, qui, selon eux, pèsent particulièrement sur les travailleurs et les allocataires sociaux.

Dans ce contexte, la grève du 30 janvier est quasiment certaine, à moins d’un revirement de la part du gouvernement. «Ce serait un miracle et je ne crois pas aux miracles», a conclu le président du syndicat socialiste des employés.


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