En 2009, la consommation intérieure brute d’énergie en Belgique a engendré l’importation de 5 millions de tonnes de charbon, 25 millions de tonnes de pétrole, 17 km³ de gaz naturel et d’un millier de tonnes de minerais d’uranium. Leur combustion a émis 104 millions de tonnes de CO2. Et les centrales nucléaires ont généré environ 600 m³ de déchets radioactifs stockés en surface.

Tous ces éléments pourraient pousser le consommateur à se tourner vers l’énergie verte. Seul hic : l’investissement à consentir en rebute plus d’un même si « l’énergie verte est devenue plus compétitive ces derniers temps vu l’augmentation flagrante du coût de l’énergie traditionnelle », observe Michel Huart, secrétaire général de l’APERe (Association pour la promotion des énergies renouvelables). « Mais c’est l’investissement de départ qui rebute les particuliers (photovoltaïque, chauffe-eau solaire, chauffage au bois…). Pourtant je suis convaincu que les gens ont de l’argent pour investir. La preuve : on a trouvé 5,8 milliards pour les bons d’État. Par ailleurs, les énergies renouvelables sont un formidable moyen pour les Communes d’activer l’économie locale. Les projets d’énergies renouvelables qu’ils soient individuels ou collectifs créent de l’emploi.»

Selon lui, un autre problème majeur se pose chez nous : la surconsommation d’énergie. « À notre époque, la disponibilité d’énergie est tellement grande (et les prix peu élevés) qu’on en consomme sans modération. Mais le puits n’est pas sans fond et le consommateur devrait penser aujourd’hui à garantir l’accès à un service énergétique de demain. En produisant lui-même, il ne sera pas dépendant des fluctuations des prix des énergies traditionnelles. La Belgique ne maîtrise plus aucun prix. On subit les fluctuations du marché.», conclut Michel Huart.

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