Elio Di Rupo porte le cha peau

« Tout était dans la note du formateur », argue la majorité, MR en tête.

Belga

Les élus de la majorité ont tout juste sorti leur parapluie. Histoire de ne pas se faire arroser par la drache nationale provoquée par leur plan pension. Leur parapluie se nomme « note de base d’Elio Di Rupo ». Tout ce qui est voté pour le moment, dans la précipitation, était écrit dans la note du formateur PS.

Hier, en commission des affaires sociales, la quarantaine d’articles a donc bel et bien été adoptée. Quelques amendements ont été apportés, mais à la marge. Les six partis de la majorité soutenant le gouvernement Di Rupo Ier (PS, CD&V, MR, Open Vld, sp.a, cdH) ont voté en faveur de cette réforme. Ils l’ont tous défendue. Certains en ayant un peu mal au ventre. D’autres de manière plus assumée. L’accord de gouvernement les tient. Et il ne s’agit pas de faire tanguer d’emblée la fragile équipée Di Rupo.

Seuls les Verts et le FDF ont réellement rué dans les brancards. Dans les rangs de l’opposition, la N-VA s’est dite favorable au principe de relever l’âge de la retraite anticipée de 60 à 62 ans.

La réforme pension file maintenant en plénière. Le vote interviendra ce jeudi même. Ensuite, ce sera au tour du Sénat, soit vendredi ou samedi. Il ne restera plus aux syndicats que la possibilité de peser sur les arrêtés d’application.

Tous les secteurs y passent. Du côté de la retraite des parlementaires, un groupe de travail doit encore être réuni. L’objectif sera qu’ils participent aussi à ce gigantesque effort collectif. Des millions de Belges sont désormais engagés dans ce processus. «C’est l’usine à gaz », dénonce Georges Gilkinet, député écolo. « On avance dans le brouillard », s’insurge Damien Thiéry (FDF). « C’est une réforme responsable », justifie Catherine Fonck (cdH).

« Si on ne prend pas de décision maintenant, on retarde la réforme d’un an », a expliqué hier Vincent Van Quickenborne. Il assure que son travail s’inspire du Livre vert issu de la conférence nationale Pensions. Cette réforme rapportera un milliard au pays d’ici à 2015.

Sont sauvées sur le gong, les demandes d’interruption de carrière et crédits-temps demandés avant le 28 novembre dernier. Le comité ministériel restreint en a décidé ainsi hier matin. Des arrêtés d’application prévoiront vraisemblablement des régimes transitoires et des cas « in extremis ».

Pour le reste, c’est plié. À partir du 1er janvier 2012, dans onze jours, chaque travailleur sera sous le coup de cette nouvelle législation.¦

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