Nouveau tribunal, nouveau stress, mais même enjeu

Nouveau tribunal, nouveau stress, mais même enjeu

Le procès « bis »du bourgmestre de Dinant a commencé hier.Pour fixer un calendrier.

ÉdA – 10607699709 Jacques DUCHATEAU

Le premier procès de Richard Fournaux avait avorté, le second a commencé hier. Deux juges sur trois ont changé. Et l’ambiance ?

Le prévenu Richard Fournaux a obtenu la récusation de celle qui présidait son procès, Christine Julien. Il faut à présent que le bourgmestre persuade un autre siège de son innocence. Il la clame depuis 12 ans. La procédure a recommencé hier, « ab initio ». Cela veut dire qu’on repart de zéro. Le tribunal sera cette fois présidé par Renaud Hauquier, magistrat fraîchement nommé au tribunal de première instance de Dinant. À ses côtés, on retrouve la juge Stéphanie Thirifays, qui siégeait déjà dans le premier procès Fournaux, et un autre « petit nouveau », Valéry Dewulf. Ce dernier a rallié le palais de justice de Dinant il y a quelques mois. C’est à la jeune génération qu’a été confiée la gestion du délicat dossier. Elle a d’emblée opté pour un ton serein, très « zen ».

Lundi matin, la première audience du procès numéro deux n’a duré que quelques minutes, le temps de fixer un calendrier pour la suite, c’est-à-dire le début de l’année prochaine. On n’allait tout de même pas y aller au finish, à quelques jours des fêtes. Les parties sont convoquées au mois de février… et là, ça ira vite. Le programme imaginé par les trois juges tient en deux journées, les 6 et 13 février. Première audience : interrogatoire de Fournaux, plaidoiries des parties civiles. Deuxième audience : réquisitoire du parquet, plaidoiries de la défense. Puis mise en délibéré et jugement (sans doute un mois plus tard).

Pas le temps de souffler. La défense a immédiatement mis un bémol à ce programme « speedé ». Elle voudrait que des témoins soient entendus. Lors du premier procès, cela lui avait été refusé. Elle avait « tiqué », le mot est faible. Me Dominique Remy a rappelé toute l’importance qu’ont à ses yeux les auditions de personnages clés dans l’affaire du casino. Richard Fournaux a lui-même insisté sur cet aspect. « Afin d’éclairer le tribunal, car je peux comprendre qu’il n’est pas facile pour des juges de reprendre comme ça un dossier aussi épais. C’est également important pour le public, on est quand même aussi face à l’opinion publique ». Réponse du président Hauquier : « On va en décider à la prochaine audience ». Ce sera le 6 février. L’enjeu est toujours le même pour Fournaux : la vie, ou la mort politique.¦


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