« Nos clients vont nous aider à réinvestir »

« Nos clients vont nous aider à réinvestir »

Wiegandt

Fort de son succès en Flandre, Eneco s’apprête à ouvrir un pôle wallon, à Grand-Leez, au siège d’Air Energy, racheté en 2008. Le géant hollandais se présente comme un producteur national d’électricité « 100 % verte ». Un vrai, contrairement à tous les autres, affirme son directeur, Christophe Degrez.

Le 100 % vert, c’est un argument qui recouvre tout et n’importe quoi !

Notre force, c’est l’authenticité de la production. Nous avons 53 éoliennes en Wallonie, 14 en Flandre, 30 MW en off shore et deux projets de 150 MW plus 430 MW en concession, on pose des panneaux photovoltaïques, on a quatre sites de biogaz. Nous, on ne fait pas de « greenwashing » (blanchiment vert), comme tous ceux qui se contentent de racheter des certificats verts. Le système permet d’agir de la sorte mais, à l’échelle européenne, c’est « bull shit », de la falsification. Avec ce positionnement, évidemment, on n’est pas les moins chers en électricité. Mais quand même dans le top 3.

En quatre mois, vous avez déjà conquis une bonne part de clientèle chez le particulier, surtout en Flandre.

Notre objectif était de 10 000 clients et nous les avons obtenus dès septembre, en un mois. Nous serons à 30 000 en fin d’année, c’est inouï. Pour le gaz, nous sommes les moins chers. On s’attaque maintenant à la Wallonie mais je ne suis pas à la recherche de 500 000 clients. Je veux un équilibre avec nos capacités de production. Nous promettons de produire localement 100 % de notre énergie durable d’ici à 2016. Ce sont nos clients qui vont nous aider à réinvestir dans la production décentralisée de renouvelable. On peut imaginer des modèles coopératifs. Nous collaborons déjà avec 16 communes.

Les énergies renouvelables pourront-elles, un jour, suffire pour toute la production d’électricité belge ?

Honnêtement non. Le solaire et l’éolien ne compenseront jamais la fin du nucléaire. Tous les sites qui permettent de produire de l’énergie éolienne sont déjà « en carte » en Wallonie ; on espère maintenant que les possibilités vont s’étendre en Flandre. Nous pensons que le fuel de transition idéal, c’est le gaz, même s’il est un peu moins propre. C’est pourquoi nous avons reçu un permis de construire pour une double TGV à Beringen, assortie d’une centrale « pic » qui permettra de pallier les variations de production du solaire et de l’éolien. ¦

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