Le « Grand héritier » succède au « Cher dirigeant »

Le « Grand héritier » succède au « Cher dirigeant »

On ne sait pas grand-chose du nouveau dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, dont l’âge présumé est de 28 ans.

Associated Press/Reporters

Kim Jong-Il est mort samedi à l’âge de 69 ans. Les médias officiels présentent désormais son fils, Kim Jong-Un, comme le « Grand héritier ».

La mort de Kim Jong-Il a été annoncée par la télévision d’État. Une présentatrice vêtue de noir et en pleurs a déclaré qu’il était mort de surmenage physique et mental alors qu’il effectuait un déplacement pour aller délivrer des « conseils sur le terrain ».

Parvenu au pouvoir en 1994 à la mort de Kim Il-Sung, son père et fondateur du régime, il a succombé à une crise cardiaque alors qu’il voyageait en train, a pour sa part rapporté l’agence de presse nord-coréenne KCNA.

La première dynastie communiste au monde pourrait bientôt couronner son troisième Kim, après le grand-père, Kim Il-Sung, le « président éternel » fondateur de la République populaire démocratique en 1948 et Kim Jong-Il. Le « Cher dirigeant », dont la santé était au cœur des interrogations depuis un accident vasculaire cérébral qu’il aurait subi en août 2008, avait ouvert ces derniers temps un processus de transfert des pouvoirs à son plus jeune fils, Kim Jong-Un. En septembre 2010, le jeune homme, dont on ignore l’âge avec précision – il aurait 27 ans -, a été élevé au grade de général quatre étoiles et nommé au sein de la puissante commission de défense nationale. Lundi, l’agence KCNA le désignait comme « le grand héritier de la cause révolutionnaire du Juche et le chef exceptionnel de notre parti, de notre armée et de notre peuple ».

Transition incertaine

Le décès du « Cher dirigeant » ouvre une période de transition incertaine que suivent de près les voisins du régime de Pyongyang, inquiets de ses répercussions dans la région la plus militarisée de la planète.

La confirmation de source gouvernementale sud-coréenne que le Nord a procédé lundi dans la matinée à un tir de missile nucléaire de courte portée au large de sa côte orientale ne devrait faire qu’accentuer les craintes dans la région.

Devant cette incertitude, la Corée du Sud a placé son armée en état d’alerte. Les États-Unis disent suivre l’évolution de la situation avec attention et ont réaffirmé leur « attachement à la stabilité de la péninsule coréenne et à la liberté et à la sécurité de (leurs) alliés »

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