Tout comme d’autres bourgmestres invités, Louis Tobback a pris la parole, devant l’assemblée. « Jamais, je n’aurais imaginé terminer ma carrière, en faisant un discours… au Parlement wallon », a plaisanté l’ancien ministre et premier citoyen de Louvain avant de rappeler, très sérieusement, le motif de sa présence à Namur. « Nous sommes ici pour représenter des civils belges qui ont été victimes d’actes (prémédités et organisés) de barbarie n’ayant absolument rien à voir avec les combats et batailles militaires qui se déroulaient sur le terrain. Ces tragédies font partie des moments les plus pénibles de l’histoire de notre pays. » Et de citer un document édifiant : « Sur une pancarte qu’on appliquait à la façade des bâtiments, on pouvait lire :« Cette maison ne peut être brûlée qu’avec l’autorisation de la Kommandantur. » C’est dire toute la cruauté arbitraire qui pouvait animer les soldats allemands. » Avant de quitter l’hémicycle, Louis Tobback a également tenu à faire part de ses réflexions concernant les préparatifs de la célébration du centenaire de la Grande Guerre : « Les commentaires vont déjà bon train. Certains soupçonnent la Flandre d’être favorisée par rapport au Sud du pays. Il n’en est rien. La promotion du tourisme, chez nous, reste essentielle. Et chaque province définit un budget particulier, en fonction de cet objectif (comme c’est, par exemple, le cas à Ypres où sont régulièrement reçus de nombreux visiteurs du Commonwealth). Il n’y a, derrière tout cela, absolument aucune volonté de flamandiser le projet de commémoration ni de prendre la culture en otage. »

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