« Il paraissait possédé »

Wilhelmina (97 ans) : « Quelle affaire ! J’en suis malade, je n’ai pas dormi ».

ÉdA – 10595223917

Certains voisins dressent un portrait peu flatteur du tueur et de sa femme. Des rapports orageux même.

Rue de Campine, à quelques centaines de mètres de la place Saint-Lambert. L’émotion est grande dans cette rue en pente prise d’assaut depuis mardi soir par les journalistes. Au quatrième étage de la Résidence Belvédère, où habitait Nordine Amrani avec sa compagne, une infirmière d’Aide à domicile, les larmes coulent sur les visages de la plupart des voisins.

Sur le même palier que le tueur de Liège, la voisine directe, Christine Dardenne (85 ans), nous ouvre les portes de son appartement. « Ce sont des personnes que je ne fréquentais pas beaucoup », souligne-t-elle. « Lorsque je les voyais, je leur disais bonjour ou bonsoir. Lui, il était quand même plus froid, plus grognon. Je ne peux rien dire d’autre. Ce sont des gens très calmes. Ça m’a refroidi d’entendre cela. »

Selon plusieurs voisins, Amrani habitait dans cet immeuble depuis huit ans. Une autre voisine explique qu’elle entendait souvent hurler le jeune couple. « Depuis un an, il semblait mieux s’entendre avec sa femme », nous dit-on. « J’en suis malade, je n’en ai pas dormi », ajoute Wilhelmina Swerts (97 ans). « J’habite ici depuis 21 ans et je n’aurais jamais cru entendre pareille histoire. »

Marie-Jeanne Britte, qui habitait juste à côté d’Amrani, dresse un portrait peu glorieux du tueur de Liège et de sa femme. « Ce sont des gens très étranges », a-t-elle expliqué à nos collègues du « Het Laatste Nieuws ». « De temps en temps, il essayait d’être poli. Mais lorsqu’il était fâché, il paraissait possédé. Un jour, il s’est disputé avec une autre voisine, qui s’était plainte des nuisances. Il a alors déféqué devant sa porte. Je suis heureuse que je ne le croiserai plus jamais, car j’avais toujours peur quand il était dans les parages – surtout après les perquisitions à son domicile », conclut-t-elle.

Rue Bonne Nouvelle, où le corps de la première victime du tueur a été découvert dans un hangar dans lequel l’individu faisait pousser des plants de cannabis, l’atmosphère est également lourde. Extrêmement pesante, même. La dame retrouvée morte est la femme d’ouvrage de voisins de l’individu. « Je ne peux rien vous dire de plus », nous dit une dame, la mine défaite. Comme tant d’autres d’habitants.¦


Nos dernières videos