CYCLISME

Vanendert: «Je serai ambitieux sur les classiques»

Vanendert: «Je serai ambitieux sur les classiques»

Vanendert se mue en leader Reporters

Blessé et oublié en 2010, Jelle Vanendert a effectué un retour inespéré, d’équipier de luxe à grimpeur patenté. Entrevue.

Jelle, vous avez bouclé une saison en tout point exceptionnelle. Quel est votre premier sentiment à son évocation ?

D’abord la confiance qui m’habite désormais, que j’ai engrangée au fil des mois. Je ne m’attendais pas du tout à un tel scénario.

Voici quelques mois, vous aviez pourtant pratiquement disparu de la circulation.

Justement ! Après toutes les misères rencontrées en 2010 et avant, on m’avait presque oublié. Là, je vis enfin satisfait et serein, bien dans ma tête.

Une seconde naissance que vous devez en partie à Philippe Gilbert ?

D’abord, je n’ai connu aucun souci physique. Ensuite, le travail effectué aux côtés de Philippe a payé. Je l’ai suivi en stage, j’ai pris exemple sur lui : sans être des coureurs du même type, nous avons besoin d’entraînements comparables.

Y a-t-il eu un déclic au cours de cette année à succès ?

Oui, au Tour de Catalogne. C’est là que j’ai compris que les sensations revenaient, au terme d’une échappée de 210 kilomètres, un groupe au sein duquel je me sentais le plus costaud.

La confirmation de ce que vous disiez : ce que je pouvais réussir chez les jeunes…

Oui, restait à le démontrer. Heureusement, l’équipe a toujours cru en moi, Marc Sergeant (NDLR : manager de l’équipe Lotto) m’a laissé le temps et la chance d’enfin trouver mon meilleur niveau.

Équipier de luxe lors des Ardennaises, vous avez crevé l’écran au Tour, vainqueur dans les Pyrénées et maillot à pois.

Alors que j’y venais pour aider Philippe et Jurgen Van den Broeck ! J’ai travaillé pour eux en première semaine puis…

Un regret ?

Non, au contraire, les circonstances m’ont ensuite offert les opportunités d’y aller. Après les succès de Philippe et de Greipel, j’ai décroché le mien, je n’aurais pas cru cela possible. J’ai joué et gagné au-delà des espérances.

Vous voilà désormais un coureur reconnu…

Oui, surtout dans la rue ! Les gens me reconnaissent et viennent me trouver. Cela me fait plaisir, c’est un côté de la vie d’un pro que j’apprécie !

Un statut qui a et va également changer au sein de la formation Lotto : le départ de Philippe ouvre des portes ?

Je deviens en effet leader pour les classiques wallonnes que j’aborde avec beaucoup d’ambitions. Au Tour, je partagerai les responsabilités avec Jurgen. Je vais apprendre, assumer, gérer une pression nouvelle, là où Philippe endossait tout le poids cette année. Travailler pour lui qui gagnait presque tout, un plaisir. Recevoir son rôle…

Avec des équipiers à votre service. Votre frère Dennis notamment.

J’ai pu l’aider à obtenir un contrat et me rejoindre chez Lotto, voilà encore une preuve de considération à mon égard. Il devra prendre sa chance. Notre relation s’est toujours révélée très forte, étroite. Il m’aide déjà et se dévouera à fond.

On aborde seulement l’hiver et pourtant le début de saison occupe déjà les esprits. Connaissez-vous déjà votre programme ?

Je débuterai à Majorque et j’enchaînerai avec Tirreno-Adriatico, Milan-San Remo et le Pays basque pour préparer les classiques ardennaises. Puis je songerai au Tour…

 

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