C

es dernières années, le chèque-cadeau (sous forme de simple bon à valoir à un endroit précis ou de coffret offrant le choix entre plusieurs adresses) occupait la première place des cadeaux les plus demandés, mais aussi les plus offerts, au moment des fêtes de fin d’année.

Mais cette année, d’après le cabinet d’audit Deloitte, il a été détrôné : par l’argent liquide (pour les cadeaux les plus demandés) et par les cosmétiques et parfums (pour les cadeaux que le consommateur belge pense offrir).

Deux raisons principales expliqueraient ce retour en arrière : la crise économique et une diminution du taux d’utilisation des chèques-cadeaux. Dans cette dernière optique, trois arguments sont mis en avant par les consommateurs interrogés.

1. Les périodes de validité de ces bons sont souvent jugées trop courtes par la moitié (49 %) des consommateurs. Autre limite du système : certains chèques-cadeaux ne peuvent par exemple être utilisés qu’à certains moments de l’année (pas les week-ends, pas en soirée…), réduisant ainsi les possibilités pour le consommateur d’en profiter.

2. La différence entre l’offre effectivement disponible de produit ou de service et le souhait du consommateur (produit épuisé en magasin ou prestation pas vraiment en adéquation avec l’envie du consommateur). Là, on estime que 25 % des personnes seraient lésées et n’utiliseraient pas leur chèque.

3. L’oubli : l’enquête estime que 17 % des consommateurs ayant reçu un chèque-cadeau ne l’ont finalement pas utilisé dans sa période de validité tout simplement parce qu’ils l’ont… oublié.

En résumé, en 2010, seuls 46 % des consommateurs qui ont reçu des chèques-cadeaux les auraient effectivement tous utilisés. Après un véritable boom de ces cadeaux faciles et commodes, on assisterait donc à un ralentissement de la pratique, les consommateurs leur préférant l’argent liquide, offrant davantage de latitude et de liberté.¦

A. Ber.

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