Presse Des articles « partiaux » écrits avec « volonté de nuire », portant « atteinte à la vie privée », et « à la dignité » : ainsi a qualifié le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) deux papiers publiés par l’ex-gendarme Marc Toussaint dans Père Ubu-Pan, le 6 janvier, sous le titre Marc Metdepenningen copain comme cochon avec Michel Nihoul et Karin Lalieux, puis le 14 avril, intitulé Un journaliste peut-il tout se permettre sur Facebook ?

Saisi par notre confrère du Soir et ses enfants, le CDJ note aussi que l’hebdomadaire satirique a refusé de rectifier des faits erronés, notamment en rejetant les droits de réponse qui lui avaient été adressés, a diffamé et accusé sans fondement le journaliste judiciaire du quotidien bruxellois ; et n’a pas respecté la vérité.

La presse satirique dispose de « plus de liberté que la presse d’information », note l’instance, mais si « l’exagération et la provocation » sont autorisées, c’est avec des limites : ne pas tronquer les faits ni mentir ; respecter la dignité et l’honneur des personnes ; refuser l’injure, et vérifier ses sources. Le fait d’être « ami » sur Facebook ne permet pas de déduire à l’existence de liens d’amitié, estime notamment le CDJ, dès lors que « les journalistes utilisent largement Facebook comme source ou comme accès à des sources d’information». ¦

Phi. Le.