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Un policier québécois tue un bovin à bout portant

Un policier québécois tue un bovin à bout portant

Le policier n’a laissé aucune chance au bovin en tirant dix fois dessus

Youtube

La vidéo de l’incident commence à faire beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux et sur YouTube. On y voit des policiers québécois en intervention pour essayer de récupérer un bœuf en vadrouille. Mais lorsque l’animal se met à paniquer et à courir, l’un des officiers sort son arme et tire à dix reprises sur la bête.

La vidéo est filmée par un passant et choque les internautes par sa cruauté. La première question à la vue de ces images est immanquablement « Pourquoi ? ». Pourquoi tirer à balles réelles sur le bovin plutôt que d’utiliser un tranquillisant ? Pourquoi vider son chargeur sur l’animal ? La police n’a-t-elle aucun respect pour les animaux ? Les commentaires ne sont pas tendres envers le tireur.

La police québécoise de la région a bien évidemment réagi pour s’expliquer. Pour le sous-chef de police, Luc Beaudoin, ses officiers ont tué l’animal car il menaçait le public. De plus, la vidéo d’à peine plus d’une minute ne reflète pas l’entièreté de l’intervention d’une heure, se défend le chef de police.

Impossible de calmer l’animal

La police affirme également avoir fait le maximum pour récupérer l’animal, destiné à l’abattoir. Elle a notamment contacté le propriétaire du bovin et d’autres éleveurs du coin pour trouver une manière de calmer et d’isoler la bête. « Toutes nos tentatives ont échoué », précise Luc Beaudoin, « La bête était coincée entre plusieurs véhicules à un moment mais elle a réussi à déplacer un camion-remorque en fonçant dedans. Elle s’est ensuite approchée d’une école et de routes très fréquentées ».

Ces explications n’ont manifestement pas suffi au public québécois qui continue d’inonder de lettres la police pour réclamer un traitement plus humain des animaux et la mise en place d’un protocole spécial pour ce genre de cas.

Une enquête sera menée, comme c’est le cas à chaque fois qu’un agent de police vide le chargeur de son arme. Mais la police estime avoir fait son devoir en faisant passer la sécurité publique avant tout.