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L’interprétation du rapport du CSF divise les négociateurs

L’interprétation du rapport du CSF divise les négociateurs

Belga

Alors que les représentants des six partis qui négocient la formation d’un gouvernement avec le formateur Elio Di Rupo poursuivent leurs discussions sur les arbitrages socio-économiques, la section « besoins de financement » du Conseil supérieur des finances (CSF) a remis lundi une mise à jour de son rapport de mars dernier. Les libéraux se disent confortés dans leur analyse. Un autre parti se demande « a quoi tout cela a servi ».

Ce rapport a été demandé au CSF parce que les libéraux, et plus particulièrement le MR, veulent que les entités fédérées participent plus à l’effort budgétaire global.

Le résultat de cette actualisation a été remis lundi au ministre des Finances, Didier Reynders, qui l’a lui-même transmis au formateur, Elio Di Rupo. Le texte de ce rapport est d’ailleurs disponible dans son intégralité sur le site de la Banque nationale de Belgique.

Le MR pas surpris

Le rapport n’a pas fait jusqu’à présent l’objet d’une discussion entre les négociateurs. Par contre, il a fait l’objet de commentaires et plus particulièrement du MR qui est d’avis que le rapport « confirme son analyse ».

« Le Conseil supérieur des finances corrige substantiellement les chiffres 2012 et confirme que les Régions doivent faire des efforts importants », dit le MR. Il souligne que le CSF confirme le surplus à réaliser par les Régions en 2013 et 2014 de respectivement 0,2 % et 0,8 % du PIB, soit 3,3 et 5,5 milliards d’effort.

L’analyse n’est pas la même dans un autre parti qui participe à la négociation mais qui ne tenait pas à réagir officiellement pour ne pas provoquer de polémique. « A quoi tout cela a-t-il servi ? Uniquement à perdre du temps », disait-on lundi soir.

On y insistait sur le fait que par rapport à ses estimations de mars, le CSF dit que l’effort à faire par l’entité I (fédéral et sécurité sociale) passe de 4,4 à 7,9 milliards d’euros. Par contre, pour l’entité II (Communautés, Régions et pouvoirs locaux) la différence est minimum. Le montant passe de 1,6 à 1,7 milliard d’euros dont la plus grande partie est due au déficit cumulé des pouvoirs locaux.

Et on y ajoutait encore que sur ce dernier point, le CSF dit clairement qu’il faudra une décision politique pour régler ce problème. Le CSF ne dit pas qu’il s’agit d’un problème à régler par les seules Régions, y soulignait-on.

Le rapport fera sans doute l’objet d’un examen approfondi par les négociateurs dans les prochains jours.

Nouvelle réunion mercredi à 13 heures sur le budget

Les représentants des six partis se sont quittés lundi vers 22 heures. Les négociateurs se retrouveront mercredi à 13 heures pour parler budget, a indiqué le porte-parole d’Elio Di Rupo.

Les travaux avaient repris lundi à 14 heures. Ils ont porté pour l’essentiel sur les entreprises publiques et le soutien aux entreprises. Un accord est intervenu sur plusieurs points sauf en ce qui concerne les aspects budgétaires, a-t-on appris.