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Valérie, Bolleke et leur fritkot: belgitude sauce andalouse

Fritkot, réellement jubilatoire. LuxFugitFilm

Les baraques à frites disparaissent peu à peu, presque inexorablement, de notre paysage. Un fait que dénonce Manuel Poutte dans son documentaire Fritkot. Car, quoi qu’en disent les autorités, ces baraques ne sont-elles pas un pilier de notre culture et ne mettent-elles pas de la vie dans les quartiers où elles s’établissent ?

Ni une, ni deux, le réalisateur a planté ses caméras à Jette, place Cardinal Mercier, pour suivre le quotidien de Valérie. Passant du français au néerlandais plus vite que son ombre, cette frituriste hors pair se fait un point d’honneur à accueillir comme il se doit les gourmands. Un peu maman poule et psychologue à ses heures, elle n’hésite pas à prodiguer ses conseils ou à remonter les bretelles de l’un ou l’autre client. En plus de mettre le doigt sur une problématique bien belgo-belge, Manuel Poutte signe ainsi un film profondément humain. Un peu longuet certes mais attachant.

Le documentaire est accompagné d’un making-of à la fois instructif et cocasse. Tandis que Gilles Houben passe son temps à peindre des baraques à frites, Paul Illegems lui se proclame sociologue de la frite. Selon ce dernier, l’architecture des fritkots est révélatrice d’une mentalité bien belge. En quoi ? Réponse dans Fritkot !

M.B.

 

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