Ceux qui pensaient que les Renards ne feraient qu’une bouchée de la lanterne rouge gantoise en auront été pour leurs frais. Après un premier quart-temps mené tambour battant (21-11), les Renards ont trop vite cru que la victoire était déjà acquise. « Après avoir bien débuté, nous avons livré un très mauvais deuxième quart. Il ne fallait pas sous-estimer cette équipe gantoise qui a bien plus de potentiel qu’elle ne le montre », expliquait le coach borain Arik Shivek. En s’appuyant sur Jenkins et Louves, Gand inversait la tendance et rejoignait les vestiaires avec une unité d’avance (32-33). « Mes joueurs ont l’obsession de gagner un match, je leur demande d’abord de jouer au basket. C’est ce qu’ils ont fait dans le deuxième quart. Par contre, après le repos, ils ont à nouveau joué en pensant avant tout à gagner. Ils ont oublié comment ils avaient réussi à mettre Mons en difficulté », relevait Yves Defraigne. « J’explique aussi notre défaite par une série d’erreurs individuelles dans les moments chauds. De plus, dans le dernier quart, trois de nos tirs à trois points sont ressortis de l’anneau. Ceci dit, Mons a tué le match quand il le fallait », poursuivait-il.

À défaut d’être brillants, les Renards ont assuré en deuxième mi-temps, mais de basket champagne, il n’en fut malheureusement jamais question. Dans les rangs gantois, le pivot Brown fut trop rapidement sanctionné par le trio arbitral, laissant le loisir à Nivins et à Carter de contrôler la raquette.

« Le championnat belge est très long. Au cours d’une saison, il faut parfois savoir gagner ce type de match. C’est ce que nous avons fait », se réjouissait malgré tout le mentor montois. Il essayait également de positiver une prestation d’ensemble assez terne : « La feuille de statistiques nous renseigne que 7 de mes joueurs ont quasi des doubles chiffres. Cela démontre que nous ne sommes pas dépendants d’un ou deux éléments pour alimenter le marquoir ». Il reste deux semaines aux Renards pour affiner leurs automatismes avant leur entrée sur la scène européenne face à l’Alba Berlin (3 succès en 5 matches actuellement en Bundesliga).

« J’ai trois nouveaux joueurs qui n’ont pas encore entièrement assimilé les systèmes. Il leur reste une foule de petits détails et de petites choses à régler. Cela prendra encore un peu de temps, mais je suis persuadé que cela viendra », concluait Shivek. Acceptons-en l’augure.¦