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L’odyssée de la couche-culotte

L’odyssée de la couche-culotte

En trois ans, un bébé utilisera environ une tonne de couche qui mettra 300 ans à se dégrader.

Reporters/BSIP

Les couches-culottes jetables. Une révolution pour les mamans mais que les enfants vont payer très cher dans quelques années.

On en utilise environ six par jour. Soit plus ou moins 2 000 par an et donc 6 000 en trois ans. Les couches jetables sont devenues en une génération un véritable problème environnemental.

Objet emblématique de notre société, la couche-culotte est le premier « vêtement » dont on habille les bébés. C’est pourtant un objet hautement polluant pour un monde qu’on souhaiterait justement meilleur pour nos enfants.

Inventée par un ingénieur de chez Procter & Gamble, la couche jetable était, à l’origine composée d’un rembourrage de sciure dans un emballage en plastique. Au fil des ans, la sciure a été remplacée par la pulpe de cellulose qui absorbe les liquides mais a la fâcheuse tendance à les relâcher.

Peu à peu, ce seul composant biodégradable a été abandonné au profit du polyacrylate de sodium, une substance capable d’absorber une centaine de fois son poids et surtout de le retenir. Fini les fuites ! Au secours, la nature !

Quelles solutions ?

Même si les fabricants (Pampers étant leader) affirment plancher sur des solutions afin de diminuer l’impact des couches sur la nature, ces alternatives ne seront pas prêtes avant une bonne dizaine d’années. Sans compter que la Chine (énorme potentiel pour les fabricants) commence à adopter ces couches jetables avec les conséquences qu’on peut imaginer pour la nature.

Un retour aux couches lavables est-il possible ? Oui ! En Angleterre des sociétés de ramassage des couches sales se mettent en place et facilitent le travail des mamans qui les utilisent comme des couches jetables mais sans ce sentiment de culpabilité. Chez nous, on est encore loin du compte. Les plus courageuses se retroussent les manches et font elles-mêmes la lessive. Difficilement imaginable lorsqu’on travaille à temps plein. Pourtant, vu l’urgence du problème il faudra bien trouver une solution. À méditer.¦

Lundi 31/10 sur La Une, 22.00