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Maladies à vendre, l’envers des pilules

Maladies à vendre, l’envers des pilules

Des médicaments à succès causant parfois plus de dommages que de bien.

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Les laboratoires pharmaceutiques jouent certes un rôle important en fabriquant les médicaments dont nous avons besoin. Mais à y regarder de plus près, il semble que certains labos vendent bien moins de médicaments que de… maladies. Inventer des maladies, faire de nous des malades, est le plus sûr moyen de multiplier les profits.

Calvitie, problèmes d’érection masculine, hyperactivité de l’enfant, dépression : ces syndromes, authentiques mais complexes à définir et à quantifier, sont montés en épingle par l’industrie pharmaceutique. Mais il y a pire encore.

On apprend tous les jours l’existence et la gravité de maladies jusque-là ignorées. Que se passe-t-il ? La science progresse-t-elle ? Ou bien assiste-t-on à une vaste entreprise de marketing ? Sommes-nous victimes de ce que les Anglo-Saxons appellent le « disease mongering », la « vente des maladies » ?

Cette dernière se fait selon plusieurs techniques de marketing, mais la plus répandue reste celle de la peur. Pour vendre l’hormone de substitution aux femmes ménopauses, on joue sur la peur d’une crise cardiaque. Pour vendre un traitement lourd face à la dépression d’un jeune, face aux parents, on joue sur la peur du suicide de l’enfant.¦

D.W.

Mardi 01/11 sur La Une, 21. 35