« Il y a eu du retard à l’allumage, il faut maintenant avancer »

« Il y a eu du retard à l’allumage, il faut maintenant avancer »

Natif de Liège, Alain Destexhe rappelle la résistance de la Cité Ardente en août 14

Belga

Alain Destexhe, vous avez, le 30 mai dernier, déposé une proposition de résolution au parlement de la Communauté française pour promouvoir la commémoration de la Première Guerre mondiale. Qu’est devenu ce texte ?

Je l’avais déposé en réaction à certaines informations de presse notamment qui laissaient apparaître que la Flandre avait pris une sérieuse avance en la matière. Puis, à la demande d’autres députés communautaires qui souhaitaient s’associer à l’idée, j’ai retiré ma proposition de résolution. Parce que, entre-temps, j’avais appris que la commission présidée par Laurence Van Ypersele avait déposé ses suggestions. Il y a eu du retard à l’allumage ; il faut maintenant avancer. Et j’attends de découvrir ces suggestions avant de reprendre l’initiative.

Vous avez l’impression qu’en Wallonie, on ne mesure pas assez les ressources du tourisme mémoriel, lié à la Première guerre mondiale ?

En Flandre, en tout cas, on en a pris conscience il y a longtemps, avec le mémorial de la bataille de l’Yser, dédié plus au pacifisme qu’au flamingantisme. En France aussi, il y a longtemps qu’on exploite cette filière : l’historial de la Grande guerre, à Péronne, fait référence. Et je sais que la ville de Meaux, dont Jean-François Copé est le maire, prépare l’inauguration d’un grand musée elle aussi. Chez nous, on manque peut-être de réactivité.

Mais la Wallonie a-t-elle des atouts à faire valoir sur ce plan ?

Sait-on par exemple que la ville de Liège a été la première ville étrangère à recevoir la Légion d’honneur, pour sa résistance de quinze jours, qui a permis à l’armée française de se regrouper, en août 1914 ? C’est aussi pour cette raison qu’une station du métro parisien porte son nom.

Il y a ainsi des tas de lieux de mémoire en Wallonie, qu’on devrait promouvoir. ¦ Phi. Le.