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Fluidifier la circulation avec la bande d’arrêt d’urgence : « pas en Wallonie »

Fluidifier la circulation avec la bande d’arrêt d’urgence : « pas en Wallonie »

Depuis fin septembre, les automobilistes passant sur l'E313 peuvent rouler sur la bande d'arrêt d'urgence entre 17h et 18h. Selon le VAB, cela réduit de moitié le temps de parcours. Belga

La bande de circulation ouverte uniquement en heures de pointe sur la E313 a diminué de moitié le temps de parcours des conducteurs qui vont vers les Pays-Bas. De quoi nous inciter à généraliser l’idée ?

Comme lors du lancement de la phase de test de la bande « spéciale heures de pointe », nous avons contacté Cédric Godart de l’IBSR pour lui demander son avis sur les premiers résultats.

Cédric Godart, vous nous aviez expliqué il y a quelques semaines que la mise en place d’une bande « spéciale heures de pointe » ne serait pas intéressante en Wallonie. Vous maintenez votre position malgré le succès de l’E313 ?

Oui, car la Flandre est plus frappée par les problèmes d’embouteillage que la Wallonie. Par ailleurs, la bande d’arrêt d’urgence n’est pas la panacée. Si ça marche sur la E313, on ne peut pas en dire autant sur la E40 entre Louvain et Bruxelles où ça reste embouteillé.

L’association d’automobilistes VAB propose d’étendre rapidement l’expérience à d’autres endroits. Ne serait-il pas intéressant d’essayer ce procédé sur la fin de la E411 vers Bruxelles, un endroit clé, ou lors des grands départs en vacances, un moment clé ?

Ce n’est pas si facile. Vous pouvez mettre 5 ou 6 bandes sur l’E411, si après les automobilistes doivent se remettre sur 2 ou 3 bandes pour rentrer dans Bruxelles… le problème reste le même. Par ailleurs, il faut de la place et aménager la zone avec des interstices pour les voitures en panne, un marquage particulier au sol. Il ne suffit pas d’ouvrir la voie et de placer un panneau. Et cela coûte pas mal d’argent.