Une erreur aux conséquences funestes

Une erreur aux conséquences funestes

Liège a déposé ses réserves à cause d’une erreur à la table…

Louvain   85Liège   77

Après avoir dominé toute la première période (7-17, 24-31, 30-39) pour rallier le repos sur la marque de 41-43, Liège a failli créer la surprise à la Philips Arena. Il lui a sans doute manqué un banc plus expérimenté pour que les sorties de Matela et Jennings, tous deux nantis de 4 pénalités dès l’entame de la seconde période, ne portent pas à conséquence. Car une fois la raquette liégeoise défendue par les seuls Gillet et Iarochevitch, Louvain et singulièrement son trio Toffi, McLean et Hanavan n’avait de cesse de pilonner le maillon faible jusqu’à la rupture. De fait, déjà dominés sous les anneaux avant le repos, les jeunes Principautaires abandonnaient en moins de dix minutes 7 rebonds offensifs ponctués d’autant de paniers. De quoi libérer les « Students » qui en profitaient pour prendre la main et creuser un écart aux allures de gouffre (30e : 67-52). Pour en arriver là cependant il avait fallu une grossière erreur de la table de marque. Nantis de 2 pénalités au repos, Terrence Jennings était en effet sanctionné dès la reprise. Or les officiels annonçaient alors une 4e faute pour le centre liégeois (au lieu de trois). De quoi faire bondir le staff des visiteurs qui hurlait à l’erreur. Sans résultat car, impavides, les officiels se muraient dans leurs certitudes et balayaient d’un revers de main les arguments avancés alors que pour tous, observateurs, spectateurs et même statistiques officielles, la méprise était évidente. Avec les conséquences évoquées. Loin de capituler pourtant, les visiteurs se rebiffaient et dans un quatrième quart à sens unique rappliquaient à grandes enjambées sous la conduite du trio Bostic-Waters-Jennings pour égaliser à 73-73 et 75-75. Las, ce rush se payait cash dans les deux dernières minutes quand les trois joueurs devaient les uns après les autres quitter le terrain. De quoi permettre à Hanavan de relancer les Louvanistes vers le succès. Pour de bon cette fois.

D’un calme olympien (quel contraste avec la saison dernière) les Liégeois regrettaient cette petite erreur aux grands effets. « Nous avons déposé nos réserves, pour le principe mais sans grands espoirs car on déjuge rarement les officiels», soulignait Laurent Costantiello, le directeur général des Liégeois, alors que Fulvio Bastianini relativisait et préférait souligner la bonne première période de ses troupes ainsi que la réaction des Liégeois dans le dernier quart. ¦