Les pires violences que Rome ait connues depuis des années, samedi à l’occasion de la journée mondiale des « indignés », ont fait 135 blessés, dont 105 policiers, et causé aux biens publics des dégâts évalués à un million d’euros. Parmi les 30 manifestants blessés, deux ont eu des doigts amputés à cause de l’explosion de bombes fumigènes.

« Nous devons agir avec la fermeté appropriée à l’encontre de ces brutes», a déclaré dimanche le maire de Rome Gianni Alemanno qui s’est rendu dans la zone environnant la place Saint-Jean de Latran à proximité du centre-ville dévasté par les violences.

Les manifestants ont incendié plusieurs voitures, brisé des fenêtres et des devantures de banques et de magasins et mis le feu à un dépôt de l’armée dans le centre-ville. Rome n’avait pas connu des troubles de ce niveau de violence depuis les affrontements qui opposèrent des militants politiques aux forces de l’ordre pendant les « Années de plomb » dans les années 70 et 80, et qui firent parfois des morts.¦