– Aujourd’hui. titre d’ouverture enregistré dans la rue. Camille y évoque la naissance. Le rythme s’accélère et la voix s’essouffle. « En fait, je l’avais enregistrée dans des chapelles, mais le résultat ne me satisfaisait pas. J’ai donc voulu l’enregistrer dans la rue, de façon « casual » comme on dit en anglais, c’est-à-dire comme on est dans la vie… »

– L’étourderie. Le single. Des cordes jouées en pizzicato. Une voix douce pour un texte qui parle de nos oublis quotidiens. « Je peux être très rigoureuse et exigeante, mais je peux être étourdie aussi. Mais cela ne m’empêche pas de vivre. Pour moi, l’étourderie est une façon de se délester de charges, de surcharges… Et puis la matière, c’est important, mais le matériel… Perdre ou oublier des trucs, on relativise très vite… »

– Allez, allez. Camille y prend une voix enfantine et grâce à la magie de la technique, forme une chorale à elle toute seule. « J’ai interprété un chœur d’enfant moi-même, parce que c’est le cœur à l’ouvrage, c’est… les Sept nains… C’est aussi un « Allez Allez » aux enfants, parce qu’il faut grandir, il faut être fort… »

– La France. Chanson amusante sur les clichés que l’on a sur les différents pays. Le textile vient de Chine, le riz de Thaïlande, les comptes en banque en Suisse… Et les photocopies (!) pour la France. Le tout chanté sur une valse avec la voix d’une chanteuse réaliste d’avant-guerre. « L’idée, c’est qui aime bien châtie bien. Je parle de mon pays et des spécialités absurdes… La France, c’est souvent le fromage qui pue (sourire). Mais Il faillait bien que je dise autre chose ! (rires) Cela m’est venu comme ça… C’est le côté bureaucratique, bien assis… Et l’envie de dépoussiérer tout ça. » Et la Belgique ? « Quelle pourrait être la spécialité des Belges ?(silence) Le gouvernement (rires)… Je ne sais pas… »¦

M.U.