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Le premier critère d’achat : le prix

Le premier critère d’achat : le prix

Depuis le début de la crise, les consommateurs sont d’autant plus attentifs au prix de leurs achats, selon le CRIOC.

EDA

Quand ils font des achats, 43 % des consommateurs achètent d’abord en fonction du prix, crise oblige... Viennent ensuite la qualité et la fraîcheur.

Le prix, la qualité du produit et sa fraîcheur : voici les trois critères les plus souvent cités par les participants à la dernière enquête du CRIOC (Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs) sur les « Attentes de consommation ». Si 43 % des consommateurs citent spontanément le prix, le CRIOC insiste sur le fait que ce critère est d’autant plus vrai en cette période de crise. Viennent ensuite la qualité (20 %) et la fraîcheur (15 %). Sont par contre plus rarement cités le goût (6 %), la confiance en la marque (4 %), le caractère biologique ou sans pesticides du produit (3 %) ou l’information disponible sur l’emballage (1 %).

Autre tendance ressortant de cette étude, menée pour la dixième année consécutive : plus l’âge du consommateur augmente, plus l’intérêt pour l’information sur l’emballage ou communiquée par le vendeur est important. L’intérêt pour les conditions de production éthiques est aussi beaucoup plus vif que les années précédentes puisqu’en moyenne pour 65% des consommateurs, elles représentent un critère de choix.

Enfin, le choix d’un magasin alimentaire est le plus souvent guidé par sa proximité, ses prix et la qualité de ses produits.

Même tendance pour le non-alimentaire

En ce qui concerne l’achat d’un produit non-alimentaire, c’est le rapport qualité/prix qui prime pour l’acheteur tandis qu’il est aussi très attentif à la solidité, la sécurité, la variété, la confiance en la marque et les conseils des vendeurs. L’environnement, le commerce équitable, le bien-être des animaux, la disponibilité, l’information sur l’emballage, les conditions de travail ou l’absence d’additifs sont cités par six consommateurs sur dix.

Quant au choix d’un magasin non-alimentaire, il est le plus souvent guidé par, dans l’ordre, la proximité, la qualité et le prix. Lorsque ces critères sont perçus comme équivalents, le consommateur sélectionne un magasin qui offre des produits solides, une gamme variée proposée par du personnel convivial et compétent. Ce dernier critère apparaît pour la première fois depuis la création de ce baromètre comme critère déterminant.

L’intérêt pour des produits éthiques augmente même si d’une part, l’offre reste limitée et, d’autre part, les consommateurs estiment ne pas disposer de garanties suffisantes en matière de label ou d’allégations. Parmi ceux-ci, le critère « respect de l’environnement » confirme son importance aux yeux des consommateurs.

L’étude insiste encore sur quelques différences entre consommateurs : les femmes sont plus attentives à la fraîcheur, les familles flamandes à la marque et les Wallons au goût.¦