Fédération Wallonie-BXL, "pas une agression envers la Flandre"

Fédération Wallonie-BXL, "pas une agression envers la Flandre"

Luperto et Demotte ont assuré que la création de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'était en rien une offensive envers la Flandre. Reporters

Fête de la Fédération: solidarité Wallonie-Bruxelles et Région bruxelloise à part entière

La capacité de la Fédération Wallonie-Bruxelles à assurer la solidarité entre les Régions wallonne et bruxelloise et la consécration de cette dernière comme Région à part entière ont été au centre des allocutions prononcées lors de la cérémonie célébrant la 40e fête de la Fédération (ex-Communauté) Wallonie-Bruxelles.

Tant le ministre-président Rudy Demotte que le président du parlement Jean-Charles Luperto ont assuré que la transformation de la Communauté en Fédération ne constitue nullement une agression envers la Flandre. Le changement de dénomination de la Communauté a été largement évoqué, tant par le bourgmestre de Bruxelles Freddy Thielemans, que par Demotte et Luperto.

Pour eux, il ne fait aucun doute que la création de la Fédération et les conséquences des accords institutionnels en discussion consacrent Bruxelles comme Région à part entière. Un statut de Région bilingue mais de Région à part entière, a-t-il insisté. Il n'y a aucune arrière-pensée de relation exclusive entre deux Régions mais une volonté de reconnaître toutes les Régions, dont la Flandre, "lorsqu'elle veut voir confirmer certains principes face aux craintes historiques qui la hantent", a affirmé M. Demotte.

"Notre fédération, c'est ce supplément d'âme qui fait qu'une Région plus une Région... cela donne plus que deux Régions", a commenté M. Luperto. A l'entrée de la cérémonie, le président du parlement flamand Jan Peumans et le ministre flamand Pascal Smet s'étaient montrés plutôt méfiants à l'égard de la Fédération, soulignant que la Constitution ne connaît que des Communautés et des Régions.

Demotte s'est réjoui des avantages qu'engendreront les accords institutionnels en gestation pour les francophones: autonomie fiscale et socle compensatoire à dix et vingt ans pour la Wallonie, financement lié aux personnes et aux besoins pour la Communauté. La révision de la loi spéciale de financement apportera la stabilité nécessaire pour poursuivre nos politiques mais cela n'empêche pas que la gestion budgétaire devra plus que jamais être marquée par la responsabilité, et les économies qu'il faudra consentir solidairement avec les autres entités a-t-il averti.

En évoquant le bilan du gouvernement, Demotte s'est réjoui de voir aujourd'hui le décret Inscriptions "derrière nous" mais il a reconnu qu'en matière d'enseignement, il y aurait parfois moyen de faire mieux avec le même budget.

 

Avec Belga