La rumeur :C’est un journalistes Français, Thierry Meyssan qui le premier a affirmé, dans « L’incroyable imposture », qu’aucun avion n’est tombé sur le Pentagone. Si de nombreux témoins attestent avoir vu un avion ce matin-là, rien ne prouve selon les tenants de cette thèse qu’il s’agissait bien du Boeing 757. Pour les sceptiques, ces images accréditeraient la théorie d’un missile commandé par le gouvernement américain. Les partisans du tir de missile sont formels : le trou laissé par l’impact sur la façade du Pentagone est trop petit pour être fait par un avion, et la pénétration des ailes n’a laissé aucune empreinte sur la façade en béton armé. Un Boeing aurait dû faire plus de dégâts. Dernier élément troublant : un pilote non professionnel n’aurait jamais pu réussir une manœuvre aérienne aussi complexe.

La version officielle : Le vol 77 d’American Airlines s’est écrasé sur le département américain de la Défense le 11 septembre 2001 à 9 h 37.

Au dernier relevé radar, l’avion pointait droit vers le Pentagone.

Parce que le lieu est nettement moins touristique que le WTC de New York, il n’y a pas eu d’image amateur prise sur le moment. En 2002, le Département américain de la Défense a publié les premières images de l’impact, des captures d’écrans, filmées par les caméras de surveillance du Pentagone. Il a fallu attendre 2006 pour que deux vidéos de l’attaque du Pentagone soient enfin diffusées. Pour les spécialistes en génie civil, la structure du bâtiment, composé de plusieurs épaisseurs de béton armé concentriques, explique que les dégâts du Pentagone sont limités, et les restes de l’avion réduits en confettis. On voit par ailleurs sur les vidéos des pièces de gros moteurs d’avion. Par ailleurs, les conspirationnistes ne tiennent aucun compte des témoins oculaires du crash qui affirment avoir vu un avion percuter le Pentagone. Difficile de croire qu’ils soient tous des affabulateurs.

Enfin, les corps des passagers du vol 77 d’American Airlines ont pu être identifiés grâce à l’ADN. Nier leur martyre relève de la calomnie aux yeux des familles, dont certaines ont pu récupérer des effets personnels de leur disparu.¦