La rumeur : Pour les tenants du grand complot, les deux tours du World Trade Center ont été démolies à l’explosif. Les conspirationnistes appuient leur thèse en invoquant des bruits d’explosions, des nuages de fumée caractéristiques de l’utilisation d’explosifs utilisés dans les démolitions contrôlées, ce que l’on appelle des « squibs ». À l’appui de leur dire, des témoignages de personnes qui ont entendu des explosions et des vidéos où l’on verrait les fameux « squibs ». Ils soulignent aussi qu’aucune structure métallique ne s’est effondrée dans le passé suite à un incendie.

La version officielle : dix ans après les faits, une documentation scientifique impressionnante a été publiée sur le sujet : des rapports d’organismes américains en charge de l’enquête technique – Federal Emergency Managment Agency (Fema) et National Institute of Standards and Technology (NIST)-, mais aussi des dizaines de publications indépendantes dans les plus grandes revues scientifiques. Ces avis circonstanciés ont permis d’établir les causes les plus probables de ces effondrements. Le seul impact des avions n’a pas suffi à détruire intégralement les buildings. Les crashs ont certes affaibli la structure des tours, mais c’est surtout la destruction totale ou partielle des protections incendies (des diffuseurs d’eau) qui a accéléré et accentué les effets des feux sur les éléments porteurs, jusqu’à la catastrophe finale. Le rapport de la très officielle Fema souligne que « les bâtiments auraient pu rester debout dans un état dégradé pendant une période indéterminée » si des événements supplémentaires ne s’étaient pas produits. Ce sont en fait les multiples incendies, consécutifs à la fuite du kérosène contenu dans les appareils, qui ont entraîné la rupture définitive de la structure des buildings.¦