EcONOMIE

Google joue avec les pieds de lavenir.net

Google joue avec les pieds de lavenir.net

Reporters / DPA

Si vous êtes arrivés sur cet article, ce n’est pas grâce à Google. Le moteur de recherche américain a décidé de bannir les sites d’information gérés par les éditeurs de journaux francophones. Bref, plus de lavenir.net, plus de DH. be, plus de lesoir.be, plus de libre.be. Google se venge d’une décision de justice confirmée en mai.

Google est mauvais joueur, pour justifier la disparition des sites d’infos des journaux francophones, il affirme qu’il ne fait qu’appliquer une décision de justice. Mais la justice ne lui en demandait pas tant.

Rétro acte. En mai dernier, la Cour d’Appel de Bruxelles avait confirmé que le moteur de recherche Google ne pouvait plus publier sur son site des photos ou des articles de journaux francophones ou germanophones belges. Ce qui coinçait, c’était que Google News reproduisait intégralement le contenu des articles dans sa mémoire cache.

Un premier jugement avait été rendu en février 2007. Favorable aux éditeurs francophones belges. Google devait donc se plier aux décisions de justice et notamment payer des droits d’auteur aux journalistes.

On n’est pas aux USA !

Google depuis le début, conteste. L’entreprise américaine soutient que c’était la loi américaine qui devait être d’application puisque l’insertion des pages dans son système se faisait depuis les USA.

Argument rejeté par la justice qui a estimé que la presse et les journalistes francophones étaient floués par l’insertion des articles résumés dans Google News. Parce qu’il s’agissait là d’une atteinte au droit de paternité, parce que le nom de l’auteur n’était pas mentionné.

Google devait retirer les contenus des sites sous peine d’une astreinte de 25 000 euros par jour. Google a donc obéi, mais en allant plus loin. Il déclare indésirable toute référence à ses sites. Il n’y a donc même plus d’entrées générales pour accéder aux sites qui ont osé se dresser contre le géant américain.

 

Suite à notre article voici la réaction envoyée par Google cet après-midi

 

"Compte tenu de la récente décision d’appel, nous retirons les contenus de Copiepresse de notre index. Nous regrettons d’avoir à prendre une telle mesure et nous restons ouverts à travailler en collaboration avec les membres de Copiepresse à l’avenir."