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Studio 1 : Thans et Delire sur la touche

Studio 1 : Thans et Delire sur la touche

Marc Delire et Benoît Thans ne feront plus partie de l’émission de foot « La Tribune » sur La Deux, à la rentrée.

© REPORTERS PRESS AGENCY

Cela grouille dans les vestiaires de l’émission foot « La Tribune », qui devrait revenir à la rentrée sur La Deux. Après le départ de Stéphane Pauwels, on annonce ceux de Delire, Charlier et Thans, tous liés (en tout ou en partie) à Belgacom.

Les aficionados de l’émission foot Studio 1 : la tribune – rebaptisée La Tribune la saison prochaine depuis le rachat des droits télé par Voo – vont être un peu déboussolés à la rentrée. Après le départ de Stéphane Pauwels pour RTL TVI, la DH nous apprend que c’est quasi toute l’équipe qui va recevoir son bon de sortie. En tout cas tous les chroniqueurs qui sont en lien contractuel avec Belgacom TV, le concurrent direct à qui Voo a piqué les droits. Exit donc Alexandre Charlier (qui assurait la revue de presse), Marc Delire (qui revenait sur l’affiche du week-end avec des images inédites) et Benoît Thans (qui analysait les rencontres sur le plan tactique). Pour les remplacer, le quotidien bruxellois avance les noms des journalistes Christine Schréder et Jean-François Remy (Be TV, déjà présents dans Le week-end sportif) ainsi que des ex-footballeurs Olivier Doll et Philippe Albert. Des noms que l’on ne souhaite pas confirmer du côté de la RTBF, tout n’étant pas encore décidé, nous dit-on. Nous aurions souhaité joindre Michel Lecomte pour obtenir quelques éclaircissements, mais celui-ci se trouvait sur l’étape du Tour de France aujourd’hui. Par contre, Benoît Thans a accepté de commenter la nouvelle.

Benoît Thans, vous confirmez donc que votre contrat n’est pas reconduit pour la prochaine saison de « La Tribune » ?

Oui, je confirme.

Vous avez des regrets ?

Non, je n’ai aucun regret. Je ne suis pas quelqu’un qui regrette… Cela fait quatorze ans que je travaille à la RTBF et six ans que j’étais consultant à Studio 1. Je suis très fier de l’avoir été. Et j’ai pris beaucoup de plaisir à y travailler. Mais bon, je suis indépendant, et donc ce genre d’événement fait partie des désavantages…

Quel regard avez-vous sur ce qui vient de se passer ?

Apparemment, ce sont les droits du foot qui décident des choses…

Vous allez faire quoi ? On vous a proposé autre chose ?

On m’a proposé de rester consultant pour les grands événements, la Coupe du monde, les championnats d’Europe, puisque là, les images restent à la RTBF.

Et vous avez accepté ?

Je vais voir… Je vais aussi proposer des choses. Mais si je continue, ce sera dans le rôle dans lequel on m’a connu à Studio 1, celui d’analyste, d’homme du foot.

D’autres pistes ?

Je pense que c’est le moment de m’impliquer plus dans le foot. je vais évidemment continuer de m’occuper des événements que j’organise comme le challenge Sljivo, mon école de foot, le challenge Benoît Thans…

Durant la saison passée, Stéphane Pauwels vous a cité plusieurs fois à Charleroi…

Oui, c’est vrai que j’ai eu des contacts… J’ai aussi toujours ma mission que je remplis pour le ministre des Sports André Antoine. Je dois remettre un nouveau rapport à l’automne.

Et une mission de scouting pour le Standard, qui doit tout construire de ce côté-là, cela pourrait vous intéresser ?

Je ne sais pas… (silence). Moi, j’aime bien avoir certaines responsabilités et que l’on puisse faire un bilan sur mon travail chaque année et s’il est bon, poursuivre ma mission.

Quel regard avez-vous sur les six années passées à Studio 1 ?

Ooooh… On a fait toute une histoire, un buzz autour du duo Thans-Pauwels, mais moi, personnellement, je trouvais que c’était plutôt une histoire Pauwels-Lecomte. Stéphane m’envoie des messages régulièrement. Ce que je lui ai dit sur le plateau (NDLR : il avait réagi par rapport aux critiques de Pauwels formulées dans une interview pour Moustique), je l’assume et je pense que j’avais raison. Mais je n’ai pas besoin de me justifier tout le temps. Mais je n’ai aucun problème avec personne. Et puis je pense que je ne suis pas quelqu’un de lisse, comme certains le disent. J’ai critiqué le Standard ou Anderlecht dans leurs choix quand il le fallait.

Quelle est la période que vous avez le plus aimée, à Studio 1 ?

Au tout début, quand j’étais avec Benjamin Deceuninck. On parlait vraiment foot. C’est un bon souvenir.

On évoque les noms de Philippe Albert et Olivier Doll pour vous remplacer. Un commentaire ?

Très bien, ce sont des gens du foot. Je suis content avec ça