Trop d’examens par jour ?

Les étudiants des Hautes écoles veulent notamment plus de temps entre leurs examens.

AFP

Juin rime avec examen pour les étudiants. Selon les étudiants des Hautes écoles, leurs horaires sont beaucoup trop lourds à gérer.

Alors que les examens commencent, l’Union des Étudiants de la Communauté française en profite pour épingler les Hautes écoles. Selon l’Unécof, ces institutions scolaires placent trop d’examens le même jour.

Caroline a 22 ans. Inscrite en deuxième année à la Haute école de Namur, la jeune femme souhaite devenir institutrice primaire. Pour elle, à chaque période d’examens, c’est la même rengaine. « Tous les jours, je dois passer plus ou moins deux examens, explique Caroline. Depuis lundi, j’ai déjà eu six examens. Heureusement que l’Ascension tombe maintenant pour nous permettre de souffler un peu.» Et encore, la future instit’primaire a de la chance : « Grâce aux dispenses que j’ai pu obtenir l’année passée, mon horaire est un peu allégé. Parfois je n’ai qu’un examen. Par contre, pour ceux qui n’ont pas cette chance, c’est tous les jours au moins deux examens. Et pas toujours des moindres…» Une situation contre laquelle veut justement lutter l’Union des Étudiants de la Communauté française.

Selon l’Unécof, le rythme imposé aux étudiants est presque impossible à tenir. Une impression partagée par Caroline. « Pendant près de trois semaines, on se retrouve avec des examens qui n‘arrêtent pas de s‘enchaîner. Mardi par exemple, j’avais examen de 12 h 00 à 17 h 00. Et mercredi, j’en avais à nouveau deux de 8 h 30 à 17 h 00. Au final, ça laisse trop peu de temps pour relire son cours. Souvent d’ailleurs, il arrive qu’on en privilégie un plutôt que l’autre. » Difficile dans ces conditions d’assimiler correctement une matière, s’insurge l’Union. Sans compter que cela va à l’encontre des efforts entrepris par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour augmenter le taux de réussite des étudiants.

Dans l’intérêt des étudiants

Autant d’arguments qui font dire à l’Unécof que l’école n’évalue plus les connaissances d’un étudiant mais sa capacité à résister au stress de devoir passer un grand nombre d’examens en peu de temps.

Pour l’Union, deux solutions permettraient de régler une partie du problème : demander à l’ensemble des écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’utiliser de façon équilibrée toute la session pour répartir les examens et fixer la grille des examens en fonction des intérêts des étudiants. « Si seulement on pouvait avoir des jours d’étude qui espaceraient nos examens comme c’est déjà le cas à l’université », espère Caroline. Mais pas le temps pour la rêverie, demain annonce déjà de nouveaux examens…¦