FAIT DIVERS

Le bébé étranglé avant d’être congelé

La mort du nourrisson a été causée par des manœuvres strangulatoires de la mère avant qu’elle ne se suicide.

Les autopsies ont livré leurs macabres résultats, dans l’affaire de Morlanwelz qui a vu une mère congeler son nouveau-né, avant de se donner la mort. Comme l’on pouvait s’en douter, le médecin légiste a confirmé la thèse du suicide dans le chef de Mama Saidane, cette dame de 34 ans retrouvée morte dans sa Mercedes, jeudi dernier à Forchies-la-Marche. La jeune mère de famille a en effet mis fin à ses jours en se tirant une décharge de carabine dans la tête.

Le doute, par contre, planait sur les circonstances du décès de son nouveau-né, découvert dans le congélateur familial de cette famille de Morlanwelz.

Disparue sans laisser de traces mardi dernier, Mama Saidane avait suscité l’inquiétude de sa sœur, qui avait aussitôt alerté les forces de l’ordre. Un avis de recherche avait donc été lancé, précisant que la jeune mère de famille était enceinte et proche du terme de sa grossesse. Ce n’est finalement que deux jours plus tard qu’une patrouille de police a retrouvé la disparue, morte dans sa voiture. Le légiste qui s’est chargé des premières constatations a aussitôt noté que la victime ne portait plus d’enfant. Une visite domiciliaire allait démontrer toute l’horreur de cette affaire, puisque le cadavre du nouveau-né a été retrouvé dans le congélateur de Mama Saidane. Ce bambin était-il viable à sa naissance ? L’autopsie l’a malheureusement confirmé puisque l’enfant est effectivement décédé des suites de manœuvres strangulatoires.

Hormis quelques courriers exprimant le désarroi total de Mama Saidane, rien ne laissait présager une telle spirale destructrice. Cette dame était en proie à de graves problèmes personnels qu’elle estimait insurmontables, mais ses lettres ne démontraient a priori aucune velléité suicidaire, et encore moins une intention homicide envers son futur bébé.

Derrière ce drame horrible se cache une autre tragédie : celle d’un enfant de 5 ans, et surtout d’un mari taraudé de questions qui resteront à jamais sans réponse.¦