Yémen Les forces de l’ordre ont démantelé par la force et au prix de 20 morts le sit-in permanent de Taëz, grande ville du sud-ouest du Yémen et l’une des premières à s’être levée contre le président Ali Abdallah Saleh. Les chars et les blindés ont attaqué en pleine nuit la « Place de la Liberté » où des manifestants campent depuis janvier pour réclamer le départ du président Saleh. Les militaires ont mis le feu aux tentes des opposants et évacué la place, selon des témoins.

Des centaines de manifestants qui tentaient de fuir l’assaut ont été pourchassés dans les rues latérales et arrêtés, ont ajouté les témoins. Selon ces sources, 37 blessés -dont plusieurs dans un état grave – qui se trouvaient dans l’hôpital de campagne installé par les manifestants sur la place ont également été arrêtés. « C’est un massacre. Les blessés ont été traînés de force dans les rues pour être arrêtés », a affirmé à l’AFP une activiste, Bouchra al-Maqtari.

Dans le sud du pays, six soldats, dont un colonel, ont été tués depuis dimanche par des membres présumés d’Al-Qaïda autour la ville de Zinjibar, tenue, selon un responsable local, par des éléments du réseau extrémiste.

Par ailleurs, trois humanitaires français portés disparus à Seyoun (sud-est) sont activement recherchés.