Un peu plus de trois ans après le décès inopiné de Fred Chichin, son binôme des Rita Mitsouko, Catherine Ringer sort un premier album solo baptisé Ring n‘Roll. Un disque où elle fait plusieurs fois allusion à son compagnon (émouvant Mahler chanté sur l’Adagietto de la symphonie no 5 de Gustave Mahler), mais qui est aussi rempli de gaieté (Vive l’amour, Z Bar, Got it sweet…), de folie, d’originalité.

Amorcé grâce à une session en juillet 2008 avec Mark Plati (réalisateur-arrangeur de disques de Bowie, The Cure, Louise Attaque, Rapahael, et qui avait bossé sur l’album Variety des Rita), Ring n’Roll a été peaufiné ensuite par Catherine Ringer pendant quasi trois ans, le temps de finir la tournée, d’écrire de nouveaux titres, de les mixer avec la collaboration de RZA (Robert Fitzgerald Diggs, rappeur et producteur américain). Un album qui sonne comme un nouveau départ pour la chanteuse toujours aussi imprévisible, au point de quitter voici quelques jours le plateau duGrand Journalde Canal + une fois son interview finie ou de sortir un joint lorsqu’on l’a rencontrée la semaine dernière à Bruxelles.« La fumée ne vous dérange pas ? »,s’inquiète-t-elle entre deux réponses.

À 53 ans, Catherine Ringer constitue toujours un personnage à part, rock ‘n roll, dans le bon sens du terme. Et c’est pour ça qu’on l’aime.¦

M.U.