On lui demande s’il est d’accord avec le programme socio-économique prôné par le nouveau président du parti. Charles Michel défend en particulier une « lutte anti-gaspi » des dépenses de l’État. L’ancien président des bleus répond évasivement : « oui, oui. Mais il n’y a pas que ça ». Il précisera plus tard que Charles Michel est venu préparer le socio-économique avec lui. Maîtriser les dépenses et créer de l’emploi est un credo partagé.

L’idée de faire passer un tas de projets avec une majorité MR-partis Flamands pourrait sembler déplaisante, note-t-on aussi. Là-dessus, Didier Reynders rappelle que sur le droit de vote des étrangers, voté en 1999, les francophones n’ont pas hésité à passer en force partis francophones et sp.a contre l’envie des Flamands. Et cela a laissé des traces en Flandre que l’on paie aujourd’hui encore, estime-t-il.

Son avenir est-il quelque part dans les plus puissants de ce monde ? « Moi je suis depuis 12 ans ici (aux Finances). Et depuis huit ans on me voit dehors. » Il parle de ce sp.a qui le harcèle de questions et qui n’est pas à une contradiction près. Comme Bruno Tobback qui a fait des bonus financiers son cheval de bataille alors que lui-même en a touché.

Bon. Mais le FMI ? «Une fonction qui ne se refuse pas », redit-il. «Pourquoi dire qu’on ne veut pas ? Ce serait mentir. Certains le font quand on les voit Premier ministre. Pas moi. » Et de confier qu’il était un de ceux qui étaient pressentis pour le job au FMI. Mais le départ « précipité » de Dominique Strauss Khan a « entraîné une réaction française ».Donc Christine Lagarde «une très bonne candidate ». Alors ? «Moi, je suis ravi aux Finances. Et si on devait former un gouvernement, ça m’intéresse ». Comprenez : l’hotel des Finances, il l’occupe et c’est loin d’être terminé. ¦

C.Ern.