PLAY-OFFFinale (match N.1)

Young, l’atout N.1 des Alostois

Young, l’atout N.1 des Alostois

Young : « On a chaque fois foiré un quart-temps cette saison au Spiroudôme. Il faudra être bon 40 minutes. »

Belga

Le colosse américain vit sa plus belle saison depuis son arrivée en Belgique. De son rendement, vont dépendre les chances d’Alost face au Spirou.

C’est en avalant une bière belge sous la douche que Chris Young (31 ans) a fêté samedi soir la qualification d’Alost pour la finale des play-off. Un exploit historique que le club flandrien doit en grande partie à son colosse américain. Arrivé en 2002 en provenance de son Michigan natal, le pivot a passé jusqu’ici la plus grande partie de sa carrière en Belgique. À Anvers, à Mons, au Brussels, ou encore à Louvain. Mais c’est à Alost qu’il vient d’accomplir sa meilleure saison, récompensée par une deuxième place au référendum MVP derrière le Carolo Mallet.

« Je suis honoré par ce classement, mais les distinctions individuelles ne m’intéressent guère, glisse cette armoire à glace blonde de 2,06 m pour 116 kg. À mes yeux, le titre de champion de Belgique revêt beaucoup plus d’importance. »

Dès ce soir, Young, petit-fils d’immigrés lituaniens débarqués outre-Atlantique durant la Deuxième Guerre Mondiale, va disputer sa deuxième finale de play-off, après celle perdue avec Mons en 2006 face à Ostende. À l’époque, sous la houlette de Bavcevic, il n’était toutefois que la doublure d’Evans. « On me demande souvent pourquoi j’ai autant progressé cette saison-ci, mais je n’ai pas l’impression d’avoir évolué, réfute-t-il. Simplement, je n’avais jamais joué dans une aussi bonne équipe. Je dois tout à mes coéquipiers. L’équipe de Mons qui avait remporté la Coupe de Belgique et contraint Ostende aux 5 manches en finale des play-off en 2005-2006 ne manquait pas de qualités mais celle-ci est la meilleure en terme de caractère. »

Les chiffres confirment le jugement que porte Young sur sa supposée progression personnelle : il a terminé cinq de ses six saisons passées sur le sol belge avec plus de 10 points et 5 rebonds de moyenne. Une régularité qui force le respect et accroît la confiance en soi, au point qu’il n’hésite pas à déclarer avant de défier Charleroi au meilleur des cinq manches : « C’est du 50/50, il nous faut certes nous imposer au Spiroudôme, mais la mission n’est pas impossible, à condition d’y jouer quatre quart-temps pleins. Lors de nos trois défaites cette saison là-bas, nous avons à chaque fois livré un mauvais quart-temps. »

En Coupe, le Spirou s’était imposé 82-64 après avoir pris ses distances dans le 3e quart (28-15). En championnat, l’Okapi s’était noyé le 23 février dans le 3e quart (30-10, score final 92-69) et le 12 mars dans le 4e quart (22-8, score final : 75-64).

« On doit absolument éviter de laisser filer Charleroi avec 15 ou 20 points d’avance, car il sera impossible de revenir », martèle encore le pivot dont les duels avec Beghin et Riddick s’annoncent musclés. «Ce sont deux joueurs totalement différents, je dois sans cesse modifier mon jeu », reconnaît Young qui n’apprécie que modérément évoluer face à Beghin. « Il est à la fois très talentueux et très malin : il se retire souvent des duels pour feindre la faute ». Et si Young devait justement se retrouver en problème de fautes durant cette finale, c’est tout l’Okapi qui pourrait toussoter…¦