Ben Hur règle encore ses comptes avec Messala

Plus de cinquante ans après le film aux onze oscars de William Wyler, Steve Shill s’est attelé à l’adaptation du roman du général Lew Wallace : A Tale of Christ. Résultat : une mini-série découpée en deux épisodes d’1 h 30 chacun sobrement intitulée Ben Hur.

Le film débute alors que Judah Ben Hur, issu de l’une des familles juives les plus respectées de Jérusalem, et Messala, fils d’un dignitaire romain, ne sont encore que des enfants. Leur passe-temps préféré, se défier dans des courses de chars improvisées. Mais bientôt Messala est rappelé auprès de son père, à Rome. Les années passent, les deux garçons se perdent de vue. Avant de se retrouver.

Les temps ont toutefois bien changé. Et suite à un malheureux incident, Judah tombe en disgrâce et est envoyé suer sang et eau dans les galères sur ordre de Messala. Le jeune homme ne pense alors plus qu’à se libérer de ses chaînes pour se venger de son ancien ami…

Remettre au goût du jour l’histoire complètement incroyable racontée dans Ben Hurétait au départ un désir légitime des producteurs. Mais encore fallait-il réunir les moyens nécessaires à pareille entreprise. Comme prévoir un budget digne de ce nom pour les effets spéciaux. Ce que l’équipe de la mini-série a visiblement oublié de faire. Le jeu des acteurs est tout aussi affligeant. Et pourtant, on ne s’ennuie pas une seule seconde. C’est déjà ça de pris. Deux étoiles pour le coup. ¦

M.B.

« Ben Hur », mini-série, Sony