BRUXELLES

Les chansons en français et néerlandais bannies du métro de Bruxelles

Les chansons en français et néerlandais bannies du métro de Bruxelles

Plus de chansons néerlandophones ou francophones dans le métro. Dès lors, seuls les Belges qui chantent en anglais peuvent encore y passer, comme les Anversois de dEUS ou les Bruxellois de Ghinzu.

REPORTERS

Pour une question de hit-parade international, les chansons en français et en néerlandais ont été bannies des stations de métro de la STIB. Après des plaintes sur l’absence de chansons néerlandophones alors que les titres en français avaient les honneurs des ondes...

Jacques Brel a donné son nom à l’une des stations du métro de Bruxelles, mais ses usagers ne sont pas près d’entendre « Le Plat pays » ou « Les Flamandes » sur les quais du réseau, où les chansons en français, mais aussi en néerlandais, ont été bannies.

En février, la société gestionnaire des transports en commun bruxellois (Stib) avait décidé de diffuser dans ses 69 stations de la musique sélectionnée sur la base des hit-parades internationaux, largement dominés par la variété anglo-saxonne.

En avril, elle a toutefois diffusé quelques morceaux en français, mais elle a « reçu des dizaines de plaintes demandant pourquoi elle ne passait pas également des chansons en néerlandais », a expliqué mercredi dans le journal flamand De Morgen une porte-parole de la Stib, An Van Hamme. « Mais c’est simplement parce que ces morceaux en néerlandais ne parviennent pratiquement jamais à intégrer les hit-parades », explique la porte-parole.

Espagnol et italien

La Stib a donc décidé de bannir purement et simplement les chansons en français et en néerlandais, pourtant les deux principales langues du pays.

Les clients de la Stib, qui vivent dans une ville officiellement bilingue mais où les francophones sont largement majoritaires, seront donc abreuvés de variété anglo-saxonne (70%), espagnole et italienne (15% chacune) jusqu’à 21H00, moment où la musique classique prend le relais.

Les artistes francophones ou néerlandophones pourront néanmoins voir leurs œuvres diffusées, «à condition qu’elles soient chantées en anglais», explique Van Hamme.

Rappelons qu’à Bruxelles, pour ne vexer personne, la Stib diffuse ses annonces aux voyageurs d’abord en néerlandais dans certaines stations et d’abord en français dans d’autres.

AFP