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La bactérie qui inquiète les Allemands

La bactérie qui inquiète les Allemands

La ministre allemande de l’Agriculture Ilse Aigner se dit « vraiment préoccupée » par la situation AFP PHOTO / RAINER JENSEN

AFP

Une dangereuse bactérie aurait déjà provoqué la mort de trois personnes en Allemagne. Les autorités se disent très préoccupées. Chez nous, on compte sur le système belge de contrôle.

Hier, on parlait d’un décès : une femme de 83 ans. Aujourd’hui, les autorités sanitaires allemandes pensent qu’une bactérie, connue mais dangereuse, pourrait avoir provoqué la mort de trois personnes. La source d’infection n’a pas encore pu être identifiée. La ministre allemande de l’Agriculture Ilse Aigner juge la situation «vraiment préoccupante ». D’autant que la bactérie se propage rapidement.

Afsca : « Chez nous, c’est très strict »

Depuis mardi, la population allemande est avertie des risques liés à la propagation de la bactérie E.coli enterohémorragique (ou Eceh). Tous les porteurs de l’Eceh ne sont pas malades. Mais la bactérie peut déclencher des troubles graves, potentiellement mortels, comme des hémorragies dans le système digestif.

Les autorités sanitaires annoncent que 80 patients ont déjà développé ce syndrome hémolytique et urémique. Il se caractérise par des diarrhées, du sang dans les selles, des maux de tête et de vives douleurs au ventre. Deux cantines ont déjà été fermées à titre préventif du côté de Francfort. Les messages de prévention sont diffusés tous azimuts.

La contagion passe par la consommation d’aliments contaminés. Le panel est large : viande hachée crue ou mal cuite, salade, légumes ou lait cru.

Chez nous, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) reste zen. « Ça fait des années que nous sommes vigilants. Nos contrôles, ceux que nous effectuons et ceux que nous imposons aux entreprises, sont très stricts », avance Pierre Cassart, porte-parole. « Nous rencontrons de temps en temps cette bactérie dans les élevages. Mais le processus de contrôle, de traitement des produits par HACCP(Hazards Analysis Critical Control Points, NDLR), etc. Tout cela concourt à de bons résultats et à la maîtrise des risques communs », souligne Pierre Cassart. Qui semble exclure tout danger face aux produits importés.

« Si c’est comme d’habitude, il doit s’agir de fautes commises au niveau de l’abattage », considère le porte-parole de l’Afsca.