Dernier double album de la discographie de Pink Floyd, The Wallconstitue le deuxième chef-d’œuvre du groupe après The Dark Side of the Moon. Vendu à 40 millions d’exemplaires à travers le monde, l’album a été quasi entièrement écrit par Roger Waters. Seuls trois titres sur les vingt-six (Young Lust, Comfortably Numb, Run Like Hell) sont cosignés Waters/Gilmour, The Trialétant partiellement attribuée à Bob Ezrin, le producteur.

The Wallraconte l’histoire d’un jeune garçon prénommé Pink, qui a perdu son père lors de la Seconde guerre mondiale, qui est surprotégé par sa mère et qui est terrorisé par des professeurs à l’air sévère, qui broient les élèves dans un système vieillot (d’où l’image d’enfants passés au hachoir dans le film d’Alan Parker sorti en 1982 ainsi que dans le clip de The Wall). Pour se protéger, il construit un mur entre lui et la société, ce qui ne l’empêche pas de devenir une rock star et de se marier. Il sombre dans la schizophrénie, ses prestations sur scène deviennent un véritable show nazi avant que le mur finalement ne vole en éclats suite à un jugement où Pink est à la fois juge et partie.

Un récit en partie autobiographique – Waters a notamment perdu son père à la guerre – sur lequel plane l’ombre de Syd Barrett, membre fondateur de Pink Floyd, devenu fou après avoir consommé trop de drogues.¦

M.U.