Belgique-Turquie (3 juin-Euro 2012)

Romelu Lukaku: "Je me sens plus fort que jamais"

Romelu Lukaku: "Je me sens plus fort que jamais"

Belga

Romelu Lukaku est dans une phase ascendante. Il a déjà digéré ses déceptions anderlechtoises pour se concentrer sur le capital Belgique-Turquie.

Vossen, De Bruyne, Hubert et Courtois, le titre en Belgique. Defour et Witsel, la Coupe de Belgique. Alderweireld, le titre aux Pays-Bas. Hazard, le doublé en France. Chadli, la Coupe des Pays-Bas. Alors que la plupart de ses compagnons d’âge (ou presque) chez les Diables ont encore quelques bulles de champagne au fond du regard, l’Anderlechtois Romelu Lukaku n’a pas besoin de se frotter les yeux. Lui, avec son club qui pourtant se veut le numéro 1 du pays, il est resté en rade. Même pas un second titre individuel de meilleur buteur à se mettre sous les crampons. Seule consolation personnelle : il a plutôt très bien terminé la saison.

Romelu, avez-vous mis de côté vos déceptions de fin de saison au moment de rejoindre l’équipe nationale ?

Il le faut ! Tourner la page, fermer le tiroir. C’est normal d’être ambitieux, de vouloir tout gagner. Parfois il faut bien se rendre à l’évidence : c’est impossible. Alors, plutôt que de ressasser certaines choses, je préfère penser au match du 3 juin face aux Turcs. On a tous très envie de le gagner car on est tous impatients de jouer un jour un grand tournoi. On sait que c’est un match charnière difficile. Contre une équipe qui a plein d’éléments qui émargent à de grands clubs.

Vous avez quitté l’ambiance un peu pesante de votre club pour retrouver celle des Diables. Ça fait du bien ?

C’est clair qu’ici, le climat est vraiment bon. D’abord, il y a le plaisir pour moi de retrouver tous mes potes. Vu la moyenne d’âge de l’équipe, je connais quasiment tous les joueurs depuis des années, depuis qu’on est gamins. C’est vraiment autre chose qu’en club. Au Sporting, il y a beaucoup de cultures différentes etc. Ici, même si on provient d’horizons parfois éloignés, tout s’imbrique parfaitement. Nous sommes de la même génération. C’est précieux en dehors, mais aussi sur le terrain. Il n’y a pas besoin de hurler pour se faire comprendre. Un simple regard, un petit signe et c’est parti ! En plus, avec l’équipe nationale, c’est le top-niveau. Les joueurs sont meilleurs, tout va plus vite. Je sens que je progresse quand je suis chez les Diables. D’ailleurs, plusieurs fois cette saison, les parenthèses avec la Belgique m’ont fait un bien fou.

Vous avez malgré tout loupé les deux derniers matches, pour une blessure un peu nébuleuse à l’aine…

Oui. Pffff. Pas facile à vivre… J’espère jouer, cette fois pour prendre une petite revanche sur moi-même. Pour le reste, c’est le sélectionneur qui décide, de toute manière… Avec Vleminckx, Ogunjimi, Vossen et les autres, on a la chance de posséder un paquet de grands attaquants.

Vous aviez loupé le dernier match des play-off. Êtes-vous débarrassé de vos soucis ?

Oui, complètement. Je me sens bien. Mieux que jamais, même. J’ai effectué beaucoup de travail spécifique en plus des entraînements classiques. Je sens que ça paie déjà. Finis, les petits bobos, les petites douleurs. Je reste dans une courbe ascendante et ce match contre la Turquie tombe à pic : je me sens plus fort que jamais. ¦