« Pour faire une bonne médiation, il faut s’y prendre comme avec une mayonnaise. Si dès le départ, on ne met pas les bons ingrédients avec les bonnes doses, la sauce ne prendra jamais», explique Lionel Rion. L’air de rien, une médiation ne s’improvise pas et requiert une formation et une grande expérience en la matière. « Souvent, la plus grande difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c’est que les personnes ne peuvent pas admettre qu’un autre point de vue peut exister, que notre rôle n’est pas de déterminer les torts et les raisons, mais bien de rétablir une communication. »C’est l’une des raisons pour lesquelles les parties se rencontrent au service de prévention de la ville ou dans un autre local, mais jamais au domicile de l’une d’elles. « Le fait de sortir de chez elles, quelque part, signifie aussi sortir de leur point de vue. »Chaque cas est différent, mais il faut généralement au moins 3 à 4 rencontres pour que les relations s’apaisent. « Nous avons pour habitude d’organiser ces rencontres pour discuter une fois par mois, comme cela nous laissons le temps aux personnes de reprendre contact de leur propre initiative », indique pour sa part la médiatrice Sureyya Akturk.(Service de prévention de la ville de Verviers : 087/35 37 25)