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#7COLOMBOPHILIE

On peut le dire : « Yes, we can... »

On peut le dire : « Yes, we can... »

Le constat sur le Tournaisis doit impérativement interpeller.

Belga

Lors de la septième journée, le Tournaisis a convoyé en vitesse 494 pigeons (V-Y) sur La Ferté, 341 sur Ecouen. Ces deux lâchers très discrets par rapport à leur homologue athois (1 962 volatiles) doivent interpeller. La vitesse et le petit demi-fond, décriés complémentaires, minent leurs avenirs respectifs de par l'impitoyable concurrence, voulue ou non, qu'ils se livrent. Les groupements, parfois en instance de survie, composent au fil du temps avec des contingents restreints cadenassés par sa (ses) colonie(s) performante(s) qui de surcroît alimente(nt) la régression. Un cercle vicieux par excellence ! La situation est bien plus alarmante dans le Tournaisis. Les chances de remporter un prix - le nerf de la guerre en sport ailé - sont, faut-il le rappeler, supérieures dans des contingents élevés qui minimisent les impacts des colonies ultra-performantes. Haro sur les regards passéistes qui prônent le conservatisme ! Haro sur les plausibles artifices qui tentent de voiler le présent constat implacable ! Le dynamisme ailé de demain découlera des forces vivotant actuellement... si une volonté de réduire la dispersion est prônée, une volonté délaissant tout chantage à des abandons éventuels, souvent synonymes d'aveux implicites de manquements sportifs. Il est temps d'oser et de se dire : « Oui, nous sommes capables ! »¦P.G.